Des spécialistes en santé se rassemblent sur la Colline du Parlement pour discuter de l’hémorragie post-partum, principale cause de mortalité maternelle à l’accouchement
OTTAWA (3 novembre 2008) – Des spécialistes en santé, des politiciens et des ONG se rassembleront aujourd’hui sur la Colline du Parlement pour une table ronde visant à explorer des stratégies de prévention et de prise en charge de l’hémorragie post-partum, principale cause de mortalité chez plus de 500 000 femmes pendant l’accouchement annuellement. Cet événement est organisé par le Programme international pour la santé des femmes de la Société des obstétriciens et gynécologues du Canada, et est animé par la sénateure Lucie Pépin. La table ronde présentera des spécialistes en santé canadiens et à l’échelle internationale qui se pencheront sur les interventions à faible coût s’étant avérées efficaces pour sauver la vie des femmes. Puisque 99 % de ces décès surviennent dans des pays en voie de développement, un examen de la santé à l’échelle internationale et des stratégies de mise en place de programmes sont nécessaires.
« Ici au Canada, nous avons tendance à prendre l’accouchement pour acquis, » commente Dr André Lalonde, vice-président administratif de la Société des obstétriciens et gynécologues du Canada. « Il est très facile d’oublier que, dans bon nombre de régions du monde, l’accouchement fait toujours encourir de graves risques tant pour la mère que pour le bébé. »
Les stratégies existantes n’ont pas réussi à réduire le nombre de décès pendant l’accouchement. Des complications comme l’hémorragie post-partum nécessitent une prise en charge immédiate, soit un traitement qui n’est possible que lorsque des soins obstétricaux d’urgence sont disponibles. Dans les pays développés, comme le Canada, ces soins sont disponibles et les complications comme l’hémorragie post-partum sont prises en charge systématiquement et traitées sur une base quotidienne. Au Canada, la proportion de femmes encourant des risques de décès pendant l’accouchement ne s’élève qu’à une sur 3 750. Dans les pays en voie de développement, cependant, où la majorité des femmes accouchent sans soignant qualifié, les soins d’urgence pour les complications pendant l’accouchement ne sont disponibles qu’à un pourcentage minime de femmes. Lorsqu’une femme devient enceinte dans un pays à faibles ressources, elle est confrontée à un plus grand risque de décès à l’accouchement, soit un sur 60. Dans certains pays, comme l’Éthiopie, le risque est encore plus élevé, une femme sur sept ne survit pas à l’accouchement.
L’événement Le point sur la maternité sans risques sur la Colline du Parlement vise à briser ce silence et à rassembler les efforts des ONG, de la communauté médicale et des décideurs politiques, dans l’espoir de faire accélérer le processus du changement et d’apporter des solutions efficaces et raisonnables qui sauveront la vie des femmes partout dans le monde.
Les conférenciers invités à la table ronde d’aujourd’hui présenteront une nouvelle approche pour sauver la vie des femmes pendant l’accouchement. Compte tenu du risque que comporte chaque grossesse, l’événement se penchera sur des stratégies efficaces et à faible coût pour prendre en charge l’hémorragie post-partum dans les pays où les soins obstétricaux d’urgence ne sont pas disponibles. Les conférenciers démontreront que, pour aussi peu que 0,15 $ par femme, on peut avoir recours à des interventions solides pour empêcher les femmes de mourir en donnant la vie. Ces solutions existent et peuvent être mises en œuvre maintenant. Des millions de vies pourraient être sauvées si nous agissons aujourd’hui.
Conférenciers invités :
Deborah Armbruster, directrice, Initiative quant à la prévention de l’hémorragie post-partum
Jill Durocher, coordonnatrice de la recherche en matière de programmes, Gynuity Health Projects
Dr André Lalonde, vice-président administratif, Société des obstétriciens et gynécologues du Canada (SOGC)
Bridget Lynch, présidente, Confédération internationale des sages-femmes (ICM)
PrNovember 3, 2008orable Lucie Pépin, sénateure canadienne et membre correspondant du Conseil exécutif de la SOGC
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Depuis 1998, le Programme international pour la santé des femmes supervise la formation médicale et des interventions de renforcement des capacités partout au monde, grâce à la participation de médecins, d’infirmières, de sages-femmes et d’autres professionnels de la santé canadiens bénévoles. L’accent principal de ces interventions est de renforcer les capacités des centres de soins de santé et des professionnels locaux dans le but de prodiguer des soins obstétricaux d’urgence aux femmes. Le programme vise également à promouvoir une grossesse et un accouchement sans risques partout au monde et à élaborer des partenariats avec des associations professionnelles médicales locales, permettant à celles-ci d’assumer leur leadership en vue d’améliorer la santé des femmes dans leur pays. Le Programme international pour la santé des femmes est une initiative de la Société des obstétriciens et gynécologues du Canada (SOGC).
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Mise à jour : 23/04/07
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