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Commentaire de la SOGC sur l’étude, publiée dans The Lancet, qui lie le cancer de l’ovaire à l’hormonothérapie substitutive
Le 20 avril 2007
Le 18 avril 2007, une nouvelle étude examinant les liens entre l’hormonothérapie substitutive (HTS) et le cancer de l’ovaire a été publiée dans la revue médicale britannique The Lancet. Cette étude, menée au Royaume-Uni et intitulée Ovarian Cancer and Hormone Replacement Therapy in the Million Women Study, s’est affairée à analyser des données issues de l’étude Million Women Study et a indiqué la présence d’une association entre le recours à l’HTS et une hausse du risque de cancer de l’ovaire.
En 2006, la SOGC a publié son Rapport de consensus sur la ménopause, lequel formule des recommandations à l’intention des professionnels canadiens de la santé quant à l’utilisation de l’hormonothérapie (également connue sous le nom d’hormonothérapie substitutive) dans la prise en charge des symptômes ménopausiques. Ce rapport exhaustif a été rédigé par un groupe multidisciplinaire de spécialistes de la santé qui ont analysé toutes les données scientifiques et cliniques pertinentes traitant de la prise en charge de la ménopause.
On ne cesse de se questionner au sujet des risques et des avantages globaux de l’hormonothérapie. Une étude publiée récemment dans le Journal of the American Medical Association a constaté l’absence de quelque hausse que ce soit du risque de cardiopathie chez les femmes ayant commencé à se soumettre à une hormonothérapie dans la cinquantaine. Cette semaine, l’étude publiée dans The Lancet soulève des préoccupations au sujet de l’association entre l’hormonothérapie et le cancer de l’ovaire. Fait important à souligner, cette étude publiée dans The Lancet indique l’absence de quelque hausse que ce soit du risque chez les femmes qui faisaient appel à l’hormonothérapie depuis moins de cinq ans.
Malgré la publication de cette nouvelle étude, la SOGC réaffirme que l’hormonothérapie constitue toujours une option sûre pour les femmes qui connaissent une baisse de leur qualité de vie attribuable aux symptômes ménopausiques. La hausse du risque pour une femme donnée qui a recours à l’hormonothérapie demeure extrêmement faible.
La SOGC soutient toujours les recommandations du Rapport de consensus sur la ménopause 2006, lesquelles indiquent que l’hormonothérapie devrait être prescrite selon la dose la plus faible et pour la durée s’avérant nécessaire pour l’atteinte des objectifs de traitement.
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Mise à jour : 19/02/08
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