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Santé des femmes au Canada : Éliminer les écarts de rémunération fondés sur le genre! Un secteur sous-évalué et sous-rémunéré dénoncé par le nouveau président de la SOGC

Le 16 juin 2026 | Société des obstétriciens et gynécologues du Canada

OTTAWA, ON : Les soins de santé reproductive destinés aux femmes au Canada sont marqués par un biais systémique fondé sur le genre.

Partout au pays, l’attente est devenue inacceptable. Les femmes doivent composer avec des délais d’attente interminables pour obtenir un diagnostic et un traitement pour des affections douloureuses, comme l’endométriose, les fibromes et d’autres troubles gynécologiques chroniques qui ont des répercussions importantes sur leur qualité de vie. Malgré cela, les interventions liées à la santé reproductive des femmes, particulièrement les chirurgies gynécologiques, demeurent sous-évaluées, sous-priorisées et sous-rémunérées.

Pour le Dr Nicholas Leyland, nouveau président désigné de la Société des obstétriciens et gynécologues du Canada (SOGC), il est grand temps d’agir. Il réclame l’élimination des écarts de rémunération fondés sur le genre. Une injustice qui nuit sur deux fronts : l’accès opportun aux soins pour les femmes au Canada et la rémunération équitable du corps médical qui les prodigue

Actuellement, les chirurgies gynécologiques sont régulièrement reléguées au second plan dans la planification des salles d’opération partout au Canada. Des interventions courantes, comme l’hystérectomie ou la chirurgie de l’endométriose, sont considérées comme « non urgentes » et se voient souvent reportées ou déplacées au profit de cas jugés plus « urgents ». Ces priorités favorisent fréquemment des spécialités à prédominance masculine, comme l’orthopédie ou l’urologie.

Par ailleurs, les honoraires associés aux interventions gynécologiques sont nettement inférieurs à ceux des chirurgies comparables réalisées chez les hommes. Par exemple, une chirurgienne ou un chirurgien gynécologue peut recevoir jusqu’à 50% moins de rémunération pour une hystérectomie qu’un urologue pour une prostatectomie. Comme les femmes représentent aujourd’hui la majorité des résidents en obstétrique-gynécologie au Canada, cet écart de rémunération touche de façon disproportionnée les femmes médecins. Alors qu’elles gagnent déjà jusqu’à 30% de moins que leurs confrères, les femmes spécialistes en gynécologie font face à un écart salarial encore plus grand que leurs homologues masculins exerçant dans des spécialités comparables.

L’ensemble de ces facteurs contribue à aggraver les défis liés aux effectifs en gynécologie, ce qui alimente à son tour les longs délais d’attente pour obtenir un diagnostic et un traitement. Conséquemment, de nombreuses femmes doivent vivre pendant des années avec des douleurs inutiles, l’infertilité et d’autres conséquences évitables sur leur santé.

Ayant consacré une grande partie de sa carrière à lutter contre ces inégalités systémiques, le Dr Leyland a fait de cette question l’une de ses priorités à titre de président de la SOGC. Il souhaite attirer l’attention du pays sur cet enjeu et plaider en faveur d’améliorations concrètes pour les femmes partout au Canada.

Le Dr Leyland sera officiellement assermenté à titre de nouveau président de la SOGC le vendredi 19 juin, dans le cadre du Congrès clinique et scientifique annuel (CCSA) de la Société, qui se tient cette année à Ottawa.

Le congrès proposera trois journées de séances scientifiques, de panels d’experts et d’activités d’apprentissage pratique visant à faire progresser les soins de santé destinés aux femmes. Parmi les moments forts de la programmation figure une conférence d’honneur de la Dre Jennifer Gunter, médecin et auteure canadienne de renommée internationale, portant sur l’impact croissant de la désinformation en santé.

Le programme comprendra également des présentations et des discussions sur le consentement éclairé et la prise de décision partagée en obstétrique-gynécologie, les préoccupations liées à la violence obstétricale, les droits sexuels et reproductifs des femmes ainsi que le rôle des données dans l’amélioration des issues de santé chez les femmes noires et les personnes de diverses identités de genre.

Le congrès réunira également un groupe de leaders à la tête d’organisations d’obstétrique et de gynécologie du monde entier afin d’explorer les défis communs et les occasions de mieux répondre aux besoins des femmes à l’échelle mondiale.

Pour donner le coup d’envoi au congrès, la SOGC organisera une marche sur la Colline du Parlement le mardi 16 juin 2026 à 14 h 30 afin de sensibiliser la population et d'encourager le passage à l'action face aux taux alarmants de violence fondée sur le genre au Canada. Toutes les personnes intéressées sont invitées à y participer.

« La santé des femmes au Canada n’est pas seulement sous-financée; elle est aussi systématiquement reléguée au second plan. Cette situation reflète un biais structurel fondé sur le genre au sein du système de santé, où les enjeux de santé des femmes sont trop souvent perçus comme moins urgents ou moins importants. Cette réalité touche toutes les provinces et tous les territoires du pays et exige des réformes à l’échelle nationale. »— Dr Nicholas Leyland, président désigné, Société des obstétriciens et gynécologues du Canada

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Demandes de renseignements des médias:
Teresa Wright
Spécialiste des affaires publiques et des communications
Société des obstétriciens et gynécologues du Canada  
[email protected]

16 June 2026
Un secteur sous-évalué et sous-rémunéré dénoncé par le nouveau président de la SOGC
 

Le Canada a besoin de meilleures données pour comprendre pourquoi des femmes meurent pendant et après la grossesse

Le 12 juin 2026 | La Société des obstétriciens et gynécologues du Canada

Texte d’opinion de la Dre Elisabeth Codsi et de la Dre Isabelle Malhamé
Diffusé par la Société des obstétriciens et gynécologues du Canada (SOGC)

Au cours des dernières semaines, plusieurs médias ont fait état des conclusions d’un article publié dans The Lancet sur la mortalité maternelle à l’échelle mondiale. Cet article faisait état d’une augmentation de 18 pour cent de la mortalité maternelle au Canada, et de nombreux journalistes ont tenté d’expliquer cette statistique préoccupante. Malheureusement, la réponse demeure inconnue. En réalité, nous ne savons même pas avec certitude si la mortalité maternelle est en hausse au Canada, car nous ne connaissons pas notre véritable taux de mortalité maternelle. Nous craignons même que celui-ci soit plus élevé que ce qui est rapporté dans The Lancet.

Au Canada, la prestation des soins de santé relève des provinces et des territoires. Pourtant, plusieurs administrations ne disposent toujours pas d’un système intégré et systématique de surveillance de la mortalité maternelle. Certaines initiatives, comme le couplage des certificats de naissance et de décès afin d’identifier les décès maternels, constituent un premier pas dans la bonne direction. Toutefois, cette méthode ne permet pas de repérer les décès survenant au cours de la première moitié de la grossesse.

Au Québec, les médecins sont légalement tenu(e)s de déclarer tout décès maternel survenant pendant la grossesse ou dans les 42 jours suivant celle-ci. Bien que cette mesure permette aux coroners d’enquêter plus efficacement sur ces décès, elle ne tient pas compte des décès maternels tardifs, qui représentent aujourd’hui la majorité des cas de mortalité maternelle. De plus, le système actuel repose sur la connaissance qu’a le ou la médecin du statut de grossesse de la patiente, ce qui peut varier d’un cas à l’autre.

Le partage des données, tant entre les provinces qu’au sein même des systèmes de santé provinciaux, demeure également complexe. Dans certaines administrations, les lois sur la protection de la vie privée limitent le partage de données désagrégées lorsqu’un trop petit nombre de patientes est concerné. Plus important encore, les estimations nationales actuelles excluent le Québec, qui ne contribue pas aux ensembles de données utilisés pour calculer les taux nationaux de mortalité maternelle. Pour toutes ces raisons, le Canada n’est toujours pas en mesure de produire un portrait précis et fiable de sa mortalité maternelle. Pourtant, nous savons qu’un tel exercice est possible.

Les obstacles mentionnés ci-dessus peuvent être surmontés si les provinces et les territoires s’engagent dans un effort concerté. Des pays comme le Royaume-Uni ont considérablement amélioré leurs systèmes de surveillance de la mortalité maternelle et produisent aujourd’hui des rapports détaillés qui servent à orienter les lignes directrices nationales et à améliorer les soins grâce à des enquêtes confidentielles approfondies.

Le statu quo n’est plus viable au Canada. Nous avons besoin de données fiables pour guider les changements de pratique susceptibles d’avoir un impact concret sur la santé des mères partout au pays.

La mortalité maternelle n’est toutefois que la pointe de l’iceberg. L’amélioration des soins pendant et après la grossesse exige également une évaluation rigoureuse de la morbidité maternelle sévère, soit les complications graves qui précèdent souvent les décès maternels.

Ces complications sont de 85 à 100 fois plus fréquentes que les décès liés à la grossesse, et leur incidence est en hausse au Canada. Plus important encore, jusqu’à 75 pour cent des cas de morbidité maternelle sévère pourraient être évités. Cela signifie que nous pouvons — et que nous devons — faire mieux pour protéger la santé et le bien-être des femmes enceintes.

Nous devons comprendre de quoi meurent les mères, pourquoi certaines deviennent gravement malades et ce que nous pouvons faire pour améliorer leur prise en charge. Nous devons apprendre collectivement de ces situations afin de prévenir la morbidité maternelle sévère et les décès maternels au Canada.

Jusqu’à présent, la plupart des initiatives visant à prévenir la mortalité maternelle et à améliorer la santé maternelle se sont concentrées sur les complications obstétricales, comme les troubles hypertensifs de la grossesse et les hémorragies du post-partum. Pourtant, plusieurs rapports démontrent que les décès maternels tardifs représentent aujourd’hui la majorité des décès maternels et sont généralement attribuables à des causes indirectes, notamment des problèmes cardiovasculaires ou de santé mentale.

Bien que de nombreuses initiatives soient ancrées dans les services obstétricaux, les décès maternels tardifs mettent en lumière des limites qui touchent l’ensemble du système de santé. Il s’agit d’un impératif moral et d’une responsabilité collective d’intégrer les enjeux liés à l’après-grossesse dans tous les secteurs du système de santé.

Notre message est simple : aucune femme au Canada ne devrait mourir pendant ou après une grossesse sans qu’une enquête complète et rigoureuse soit menée. Les conclusions de cette enquête devraient ensuite servir à orienter et à améliorer les soins offerts à toutes.

La Dre Elisabeth Codsi est spécialiste en médecine foeto-maternelle et professeure agrégée au CHU Sainte-Justine et à l’Université de Montréal. Elle est également membre du Comité d’examen de la mortalité maternelle de la Société des obstétriciens et gynécologues du Canada (SOGC) et ancienne présidente des Spécialistes en médecine foeto-maternelledu Québec (MFMQ).

La Dre Isabelle Malhamé est interniste obstétricale et professeure agrégée au CHU Sainte-Justine et à l’Université de Montréal. Elle est co-responsable de l’Initiative canadienne de surveillance obstétricale et chercheuse principale de la Coalition pancanadienne de recherche en santé des femmes. Elle siège également au comité exécutif de la North American Society of Obstetric Medicine et est membre de la Société des obstétriciens et gynécologues du Canada (SOGC).

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Demandes de renseignements des médias :
Teresa Wright
Spécialiste des affaires publiques et des communications
La Société des obstétriciens et gynécologues du Canada
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12 June 2026
Le Canada a besoin de meilleures données pour comprendre pourquoi des femmes meurent pendant et aprè
 

La DG de la SOGC à La commission Montréal sur les enjeux de la ménopause

En entrevue à l’émission La commission (98.5 Montréal), la directrice générale de la SOGC, la Dre Diane Francoeur, aborde les enjeux liés à l’hormonothérapie et à l’accès aux soins en ménopause et périménopause.

Elle souligne qu’il est essentiel d’éviter toute nouvelle barrière à l’accès aux soins, alors que de nombreuses femmes peinent déjà à obtenir un suivi adéquat. Elle met également en lumière la nécessité de renforcer la formation en première ligne, de mieux outiller les patientes et d’assurer un accès équitable à des services publics de qualité.

Écoutez l’entrevue complète : Intervention de trois ordres professionnels | Des inquiétudes dans le traitement des symptômes de la périménopause — 98.5 Montréal

16 April 2026
La DG de la SOGC à La commission Montréal sur les enjeux de la ménopause
 

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La Société des obstétriciens et gynécologues du Canada (SOGC) est l’une des plus anciennes organisations nationales de spécialité au Canada. Fondée en 1944, la Société a pour mandat de mener l’amélioration de la santé des femmes par l’excellence et la pratique professionnelle collaborative.

La SOGC représente plus que 4 000 obstétriciens-gynécologues, omnipraticiens, infirmières, sages-femmes et professionnels paramédicaux œuvrant dans le domaine de la santé sexuelle et reproductive.


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Le Journal d’obstétrique et gynécologie du Canada (JOGC) publie des recherches, revues, études de cas et commentaires originaux d’auteurs canadiens et internationaux pertinents pour les lecteurs au Canada et ailleurs dans le monde. Le JOGC couvre une vaste gamme de sujets en obstétrique et gynécologie et en santé des femmes qui touchent à toutes les étapes de la vie et il présente des directives cliniques fondées sur les données probantes, des opinions de comité et des énoncés de politique qui émanent des comités permanents ou ponctuels de la Société des obstétriciens et gynécologues du Canada. 

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