Nouvelles à la SOGC

  • 17 septembre 2018

    Déclaration de la SOGC sur l’accouchement dans un environnement respectueux

    La Société des obstétriciens et gynécologues du Canada (SOGC) plaide en faveur d’un accès à des soins de qualité pour les femmes tout au long de leur vie sexuelle et reproductive, ce qui comprend leur droit de vivre un accouchement dans un environnement sécuritaire et respectueux. 

    Au Canada, plus de 380 000 naissances ont lieu chaque année. Dans la grande majorité des cas, les obstétriciens, le personnel infirmier, les médecins de famille, les sages-femmes et les accompagnantes sont des professionnels extraordinairement attentionnés qui sont conscients de la vulnérabilité particulière des femmes en travail et après l’accouchement; ils sont à l’écoute des femmes dont ils s’occupent et profondément sensibles à leurs besoins. Il y a toutefois des cas où des femmes n’ont pas été écoutées adéquatement ou elles ont senti qu’on ne les écoutait pas. En réponse aux événements récemment relatés dans les médias, la SOGC croit qu’il est opportun de rappeler aux femmes leurs droits relatifs à l’accouchement et de rappeler aux fournisseurs de soins de santé l’importance d’une attitude adéquate et empathique tout au long du travail et de l’accouchement. 

    L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a déjà abordé la question des soins de maternité respectueux. L’OMS a d’ailleurs demandé dans une déclaration de 2015 qu’il y ait davantage d’action, de dialogue, de recherche et de défense des droits en ce qui a trait à cet important enjeu de santé publique et de droits de la personne. Ce rapport établit sept types d’abus, dont la violence corporelle; les abus sexuels et verbaux; la stigmatisation et la discrimination; le non-respect des normes professionnelles de soins et la relation d’accompagnement inadéquate entre les femmes et les fournisseurs. 

    Les conséquences liées aux soins inappropriés perdurent, et les femmes qui déclarent avoir reçu des soins irrespectueux sont moins susceptibles que les autres de consulter de nouveau pour obtenir des soins de santé.

    Nous sommes persuadés que les établissements de soins de santé s’efforcent tous de veiller à ce que les droits fondamentaux des femmes qui accouchent soient observés. Les normes professionnelles de communications sont accessibles par le biais de la majorité des organismes de réglementation et de certification provinciaux et territoriaux. Les meilleures pratiques de soins sont définies dans les directives cliniques de la SOGC. Les chapitres du programme AMPROOB et les exercices pratiques offrent une formation axée sur les communications pernatales. 

    Les soins peuvent être perçus différemment selon les circonstances et le contexte de soin. Les fournisseurs de soins de santé devraient être attentifs à ces circonstances et tenter de remédier dès que possible à toute lacune perçue dans les soins prodigués. Nous invitons fortement les femmes qui sentent que leurs droits fondamentaux ont été violés durant ces importants événements de la vie à réagir en communiquant avec l’ombudsman de l’hôpital, un représentant des patients ou le collège des médecins de la province ou du territoire. 

    Aucun moment de la vie n'est plus important ni plus indélébile que la naissance d’un enfant. Les relations bâties sur le respect mutuel et la confiance aident à garantir le meilleur résultat possible.

  • 11 septembre 2018

    Pilule anticonceptionnelle Marvelon 28 : Absence d’autocollants pour les jours de la semaine dans certains emballages

    Santé Canada informe la population canadienne que les emballages de certains lots de Marvelon 28 ne contiennent pas d’autocollants pour les jours de la semaine. Les autocollants doivent être apposés sur la plaquette contenant les comprimés. Ils indiquent le premier jour de la semaine où la personne commence à prendre le médicament et les jours de semaine où les comprimés doivent être pris. Les femmes peuvent s’en servir pour les aider à se rappeler si elles ont pris leur pilule quotidienne un jour donné. Sans ces autocollants, il peut y avoir un risque accru de manquer une dose.

    Cette question n’a aucune incidence sur l’innocuité ou l’efficacité de la pilule. Les Canadiennes doivent continuer de prendre leurs médicaments comme prescrit. Il est important de suivre le moment où vous prenez vos pilules pour éviter de manquer des doses.

    Merck Canada Inc. l’importateur de Marvelon 28, s’emploie actuellement à corriger ce problème. Merck Canada Inc. distribuera des autocollants pour les jours de la semaine aux pharmacies à compter de la semaine du 10 septembre. Les personnes qui utilisent Marvelon 28 pourront ramasser les autocollants pour les jours de la semaine sans frais supplémentaires.

  • 31 août 2018

    Mise à jour de monographie de produit de Tactupump et Tactupump Forte

    Le numéro d’août d'InfoVigilance sur les produits de santé publié par Santé Canada inclut une mise à jour de monographie de produit sur Tactupump et Tactupump Forte (adapalène et peroxyde de benzoyle) maintenant contre-indiquée chez les femmes enceintes ou prévoyant le devenir.

    Pour plus de renseignements et pour accéder au numéro d’août 2018, veuillez consulter https://www.canada.ca/fr/sante-canada/services/medicaments-produits-sante/medeffet-canada/infovigilance-produits-sante/infovigilance-produits-sante-aout-2018.html

  • 22 août 2018

    Risque de résultats faussement négatifs - test de dépistage du diabète

    Durant une période de plusieurs mois, les patients qui ont subi un test oral de tolérance au glucose avec une dose de 50 ou 75 grammes pourraient avoir reçu seulement une fraction du glucose indiqué.

    Votre laboratoire devrait communiquer avec vous si vous avez utilisé ces solutions; toutefois, vous pouvez prendre les devants et demander si cette situation a pu toucher vos patients afin de pouvoir prendre les mesures cliniques appropriées.

    Jamp-Glucose 50 et Jamp-Glucose 75 – Risque de résultats faussement négatifs lors du test de dépistage du diabète ou du test d’hyperglycémie orale provoquée

    Jamp Pharma Corporation a volontairement rappelé trois (3) lots de Jamp-Glucose 50 et trois (3) lots de Jamp-Glucose 75, car ils contiennent moins de glucose que la quantité déclarée sur les étiquettes. Lorsque ces produits irréguliers sont utilisés, ils peuvent engendrer des résultats faussement négatifs et conduire à un diabète non diagnostiqué. Un diabète de grossesse non diagnostiqué peut avoir de graves conséquences pour la mère et le fœtus en développement. Un résultat faussement négatif chez les patients autres que les femmes enceintes peut entraîner un retard dans le diagnostic et le traitement du diabète.

  • 15 août 2018

    Déclaration du comité des maladies infectieuses de la SOGC sur le sepsis maternel

    Le sepsis figure au troisième rang des causes de mortalité maternelle les plus fréquentes. À l’échelle planétaire, on estime que le sepsis serait en cause dans jusqu’à 75 000 cas de mortalité maternelle chaque année (OMS). Dans les pays à revenu élevé, le ratio de décès maternels liés au sepsis s’approche de 1,8/100 000 grossesses (BMJ Open, vol. 6, no 8, 2016, e012323); l’incidence des morbidités maternelles causées par le sepsis est de 0,1-0,6/1 000 accouchements (PloS Med, vol. 11, no 7, 2014, e1001672). Le sepsis est très facile à prévenir, et les décès qui en découlent peuvent être évités lorsqu’on le traite tôt.

    Malheureusement, les taux de sepsis maternel sont en croissance, autant mondialement que dans les pays à revenu élevé, quoique les raisons demeurent incertaines. (PloS ONE, vol. 8, no 7, e67175.) Toutefois, une augmentation du nombre d’infections liées à des organismes virulents, tels que les streptocoques du groupe A, souligne la nécessité urgente de détecter le sepsis tôt et d'intervenir rapidement sur le plan thérapeutique. (Current Opinion in Obstetrics and Gynecology, vol. 25, no 2, avril 2013, p. 109-16.) Un récent rapport du Bureau du coroner en chef de l’Ontario mettait en lumière deux cas de mortalité maternelle causés par le sepsis. Un facteur crucial de leur examen a été le constat qu’une reconnaissance incomplète des signes et symptômes du sepsis a retardé le traitement, ce qui a engendré des conséquences catastrophiques.

    L’Organisation mondiale de la Santé définit le sepsis maternel comme une affection potentiellement mortelle où survient une dysfonction organique résultant d’une infection durant la grossesse, l’accouchement, ou les périodes post-abortum et post-partum. Les critères de détection des cas de sepsis maternel devraient reposer sur la présence d’une infection soupçonnée ou confirmée, en plus de signes faibles à modérés de dysfonction organique, notamment la tachycardie, l’hypotension, la tachypnée, un état mental altéré ou une diminution du débit urinaire. (Référence de l’OMS : WHO/RHR/17.02.) La réussite de la prise en charge du sepsis nécessite un indice de suspicion élevé, une détection rapide des patientes à risque et un traitement approprié, dont le traitement antibiotique ou antiviral, la réanimation liquidienne et la surveillance continue.

    Malheureusement, les changements physiologiques de la grossesse rendent difficile le diagnostic du sepsis maternel. Par contre, la détection hâtive et l’amorce thérapeutique rapide constituent des facteurs primordiaux. Lorsque le sepsis est détecté tôt, son traitement peut prévenir les morbidités et la mortalité maternelles. Toutes les installations de soins de santé devraient connaître les signes et symptômes du sepsis et avoir un système en place pour le traiter de façon rapide et intensive. La SOGC encourage toutes les installations de soins de santé à évaluer leur approche de détection et de prise en charge du sepsis. Pour leur prêter main-forte, la SOGC s’affaire à mettre sur pied un groupe de travail pour examiner la littérature actuellement disponible sur les outils cliniques qui aident à détecter le sepsis maternel, à identifier les patientes à risque et à déterminer les bonnes avenues et les bons algorithmes de traitement.

  • 14 août 2018

    Lettre ouverte à nos collègues saoudiens en formation

    La SOGC est réellement attristée par le rapatriement des Saoudiennes et Saoudiens en formation dans les programmes canadiens d’études médicales postdoctorales et de premier cycle de partout au pays.

    La présence de nombreuses personnes saoudiennes était bienvenue dans les programmes canadiens au cours des dernières décennies. Vous avez été de bons collègues pour les Canadiens en formation, vous avez ouvert la voie à la compréhension entre nos pays et dispensé d’excellents soins aux patients canadiens. Vous demeurez des collègues estimés pendant votre retour au pays.

    Nous sommes désolés des circonstances qui entourent ce départ si soudain; nous espérons que vous emporterez avec vous nos meilleurs vœux de réussite professionnelle et nous vous remercions, vous et vos prédécesseurs, de la différence que vous avez faite pendant votre séjour au Canada. Nous espérons sincèrement que nous aurons l’occasion de collaborer de nouveau avec vous dans l’avenir.

  • 13 août 2018

    Alerte de santé publique: Gonocoque résistant à la ceftriaxone

    Un message de l'ASPC :

    « Nous désirons vous aviser que l’Agence de la santé publique du Canada (ASPC) a été informée de deux cas récents de gonorrhée – un signalé en 2017 au Québec et un récemment en Alberta. Le cas de 2017 (en anglais - https://wwwnc.cdc.gov/eid/article/24/2/17-1756_article) concernait un Canadien dont le partenaire avait voyagé à l’extérieur du pays, tandis que l’Albertain infecté avait eu des partenaires provenant de l’étranger. Les tests ont révélé que les souches des deux cas canadiens de résistance sont très liées entre elles et aux souches des autres cas signalés précédemment, notamment au Japon et en Australie.
     
    Dans les Lignes directrices canadiennes sur les infections transmissibles sexuellement (LDCITS), on recommande une polythérapie pour réduire le risque de créer ou de propager une résistance. Le traitement actuellement recommandé contre la gonorrhée résistante à la ceftriaxone est composé de la gentamicine par voie intramusculaire ou intraveineuse en association avec l’azithromycine par voie orale.
     
    L’ASPC souhaite souligner l’importance des mesures suivantes :

    l’utilisation d’une polythérapie; 
    la réalisation d’une culture lorsque c’est possible pour permettre la détermination des tendances émergentes en matière de résistance aux antimicrobiens; 
    la réalisation d’un test de contrôle post-traitement. 
    Les cas pour lesquels on soupçonne un échec du traitement doivent être rapidement signalés au bureau local de santé publique.
    Les recommandations de traitement des LDCITS contre la gonorrhée résistante à la ceftriaxone sont publiées à l’adresse suivante : https://www.canada.ca/fr/sante-publique/services/publications/maladies-et-affections/gonorrhee-traitement-de-remplacement.html
     
    Nous vous encourageons à consulter ces recommandations et de partager cet avis à vos collègues pour lesquels cette information pourrait être utile. »

  • 13 juillet 2018

    Déclaration de la SOGC sur l’annonce concernant le programme-cadre d’éducation sexuelle de l’Ontario

    C’est avec regret que la SOGC a appris l’intention du gouvernement ontarien d’abolir le programme-cadre d’éducation sexuelle mis en place en 2015 en réinstaurant la version de 1998. 

    Le programme-cadre de 1998 a été bâti avant la légalisation du mariage entre personnes de même sexe au Canada et avant l’explosion des téléphones cellulaires, des médias sociaux, de Google, de la cyberintimidation et du sextage. La SOGC croit que le programme-cadre de 2015, qui aborde ces enjeux, prépare mieux les élèves et leurs parents au monde d’aujourd’hui.  

    La SOGC exhorte le gouvernement ontarien de réexaminer sa décision et de collaborer avec les fournisseurs de soins de santé, les formateurs et autres spécialistes ainsi qu’avec le public pour faire en sorte qu’un programme d’éducation sexuelle à jour soit mis en place le plus tôt possible.

    Certains membres de la SOGC ont déjà accompli beaucoup dans ce domaine au moyen du site Web d’éducation du public de la SOGC, leSexeetMoi.ca. Le site Web primé leSexeetMoi.ca a pour mission de présenter l’information la plus à jour sur la santé sexuelle en abordant les divers sujets de façon objective et pertinente au moyen de données cliniques. 

    Le site Web adopte une approche pragmatique pour répondre aux questions et aborder les enjeux liés au sexe et à la sexualité au cœur des préoccupations des Canadiens. Il s’agit d’un outil de référence utile pour les fournisseurs de soins de santé, les parents et les élèves.

    Le site, initialement lancé en 2001, est consulté quotidiennement par près de 15 000 internautes de partout dans le monde.

    La SOGC vous encourage fortement à parler de cette ressource à vos patients. Vous pouvez commander du matériel ici : https://www.sexandu.ca/fr/resources/order/

  • 12 juillet 2018

    La SOGC appuie la recommandation de la ligne directrice du Groupe d’étude canadien sur les soins de santé préventifs relativement au dépistage de la bactériurie asymptomatique au cours de la grossesse

    Le conseil d’administration de la SOGC appuie la recommandation de la ligne directrice du Groupe d’étude canadien sur les soins de santé préventifs relativement au dépistage de la bactériurie asymptomatique au cours de la grossesse. La directive a été publiée le 9 juillet dans le Canadian Medical Association Journal (CMAJ). 

    La directive recommande du procéder une fois au dépistage de la bactériurie asymptomatique chez les femmes enceintes au cours du premier trimestre de grossesse au moyen d’une culture d’urine. Par contre, en raison de l’incertitude en ce qui concerne les bienfaits du dépistage ainsi que les diverses préférences des femmes relativement à l’antibiothérapie pendant la grossesse, les médecins sont fortement encouragés à peser les avantages et les inconvénients du dépistage avec leurs patientes durant leur rencontre initiale.

    Le résumé en français de la recommandation est accessible à l’adresse suivante : https://canadiantaskforce.ca/lignesdirectrives/lignes-directrices-publiees/bacteriurie-asymptomatique/?lang=fr.

  • 29 juin 2018

    La SOGC a assermenté sa nouvelle présidente et souligne les contributions de ses membres

    La Société des obstétriciens et gynécologues du Canada (SOGC) accueille aujourd’hui sa nouvelle présidente et récompense les contributions de deux membres dont les travaux promeuvent l’excellence dans le domaine de l’obstétrique et la gynécologie au Canada.

    Dre Linda Stirk a été assermentée aujourd’hui à la conférence clinique et scientifique annuelle de la SOGC en tant que 75e présidente de l’association pour le mandat de juin 2018 à juin 2019. Avant d’occuper le poste de présidente, Dre Stirk a siégé au conseil d’administration comme trésorière durant trois ans après avoir passé plusieurs années au comité des finances.

    « Je suis très honorée », a déclaré Dre Linda Stirk. « La SOGC travaille sans relâche afin d'accomplir sa mission visant à faire progresser la santé des femmes au Canada et ailleurs dans le monde. Je suis particulièrement honorée d’être nommée présidente dans le contexte des célébrations du 75e anniversaire de la SOGC au cours de l’année à venir ».

    Dre Stirk a obtenu un baccalauréat ès sciences en génétique, un doctorat en génétique biochimique en plus de faire ses études en médecine à l’Université McGill. Elle a fait sa résidence en obstétrique et gynécologie à l’Université Dalhousie, puis a travaillé au Victoria General Hospital et au Grace Maternity Hospital à Halifax, en Nouvelle-Écosse de 1986 à 1993. Depuis qu’elle a déménagé à Toronto en 1993, Dre Stirk a été très occupée dans sa pratique et en enseignement clinique. À l’heure actuelle, elle est titulaire d’un poste à l’Université de Toronto ainsi qu’au North York General Hospital.

    Dre Stirk affirme se réjouir à la perspective d’exercer les fonctions de présidente de la SOGC et de prendre le flambeau du Dr Michael Bow, qui a occupé le poste durant l’exercice 2017-2018. Son travail consistera à mettre les femmes en garde à propos des risques de la consommation de marijuana pendant la grossesse, à promouvoir dans le cadre de sa pratique clinique la réduction de la consommation d’opioïdes, à mettre de l'avant des normes uniformes de soins à l'échelle nationale ainsi qu’à accroître l’influence de la SOGC dans le milieu universitaire et le nombre de projets éducatifs qui visent à améliorer la recherche en santé, les soins fondés sur les données probantes et les interventions d’urgence dans la pratique médicale.

  • 28 juin 2018

    Ça se planifie. La SOGC lance un nouvel outil informatique de planification familiale avisée


    La Société des obstétriciens et gynécologues du Canada (SOGC) lance un outil en ligne pour aider les Canadiennes en âge de procréer à choisir la meilleure méthode de contraception dans leur situation. L’outil est lancé à un moment où les Canadiens se tournent massivement vers Internet pour trouver réponse à leurs questions. L’outil a été conçu pour aider les femmes à faire leurs propres recherches pour prendre des décisions avisées au sujet de la contraception en se fondant sur des renseignements fiables.

    Le questionnaire en ligne, Ça se planifie, peut être consulté dès aujourd’hui sur le site çaseplanifie.ca. Le questionnaire se compose de questions sur l’âge, le degré d’aisance avec les hormones ou les différentes méthodes de contraception, les facteurs de santé, les expériences passées avec la contraception, les préférences personnelles et les valeurs afin de formuler des recommandations à ce sujet d’après les réponses inscrites. L’outil fournit aussi des renseignements fondés sur des données probantes à propos des méthodes de contraception offertes au Canada afin d’aider les personnes qui les utilisent à prendre une décision avisée au sujet de leur méthode de choix.

    « Chaque personne est différente et chaque méthode est différente », indique la directrice générale de la SOGC, Mme Jennifer Blake. « Nous avons conçu cet outil informatique plus que convivial pour donner aux Canadiens les faits au sujet des méthodes de contraception en fonction de leurs besoins personnels. L’outil peut être consulté à partir de n’importe quel appareil pour explorer les options et connaître les faits lorsque vient le temps de discuter de contraception avec un fournisseur de soins de santé. »

  • 27 juin 2018

    Sans les faits, la ménopause peut faire peur

    La ménopause est une étape incontournable de la vie. Les taux d’hormones diminuent et la fertilité s’amenuise. Même s’il s’agit d’un processus normal, on ne parle pas très ouvertement de la ménopause. La Société des obstétriciens et gynécologues du Canada (SOGC) espère faire changer les choses.

    À compter d’aujourd’hui, grâce au lancement de son site Web renouvelé sur la ménopause, www.MaMénopause.ca, la SOGC s’est fixé pour objectif de rejoindre les 80 % de femmes en ménopause qui souffrent en silence d’au moins un symptôme. La SOGC tente également d’atteindre le plus de 1 % de femmes dont la ménopause se déclare tôt et qui pourraient en ignorer les différentes conséquences sur leur santé selon leur âge.

    « Même si la ménopause est une réalité de la vie, les femmes ne discutent pas toujours ouvertement de leurs symptômes et ne réalisent pas que ceux-ci sont traitables au moyen de traitements sécuritaires et efficaces », indique Dre Jennifer Blake, directrice générale de la SOGC. « Bien des femmes ont peur de l’inconnu. Pourtant, à mesure que notre corps change, nous pouvons adapter notre mode de vie pour favoriser la meilleure santé possible tout en vieillissant. C’est la conversation que la SOGC souhaite amorcer. La SOGC veut que les femmes parlent entre elles et avec leurs fournisseurs de soins de santé et que ces discussions reposent sur des conseils provenant de sources crédibles et de données scientifiques. »

  • 27 juin 2018

    Prix d’excellence journalistique en santé des femmes de la SOGC-FCSF

    La Société des obstétriciens et gynécologues du Canada (SOGC) et la Fondation canadienne de la santé des femmes (FCSF) ont le plaisir de récompenser deux journalistes canadiennes pour l'excellence de leurs reportages sur la santé des femmes. Ces prix viennent souligner le travail de journalistes qui ont contribué de façon importante à la santé publique au Canada, tant par la radio ou la télédiffusion que dans la presse écrite.

    Les lauréates de l’édition 2018 des Prix d’excellence journalistique en santé des femmes de la SOGC-FCSF sont Rita Celli de la chaîne CBC Radio One et Joanne Laucius du réseau Postmedia (Ottawa Citizen). Le nom des lauréates a été dévoilé aujourd’hui lors de la Conférence clinique et scientifique annuelle de la SOGC, qui se tient à Victoria, en Colombie-Britannique.

    Celli a remporté le prix dans la catégorie Reportages pour sa série intitulée Daring to Ask about Abortion à l’émission Ontario Today, diffusée sur les ondes de la CBC. L'émission Women and Men Talk a créé un espace public de discussion sur l’avortement du point de vue de personnes qui l’ont vécu.

    Dans la catégorie Articles, Joanne Laucius du réseau Postmedia a raconté la dépendance aux opioïdes et la grossesse d’une toxicomane qui ne souhaitait que le meilleur pour son bébé.

  • 26 juin 2018

    Une décision que se prend à deux : évaluer les risques de l’accouchement par césarienne à la demande de la mère

    La Société des obstétriciens et gynécologues du Canada (SOGC) affirme que les femmes qui choisissent d’accoucher par césarienne planifiée sans indication médicale ni obstétricale doivent être pleinement informées par leur médecin des avantages et des désavantages de cette intervention avant l’accouchement. Le comité de pratique clinique en obstétrique et le comité de surveillance et de gestion des directives cliniques de la SOGC ont émis une opinion de comité à la lumière de l’augmentation du nombre de césariennes de convenance pratiquées dans le but d’éviter un accouchement vaginal.

    « Tous les fournisseurs de soins en santé maternelle doivent entendre et comprendre les raisons pour lesquelles certaines femmes considèrent que la césarienne planifiée est la meilleure option pour elles. Ils doivent notamment comprendre les valeurs, les peurs et les inquiétudes de la personne », affirme Dre Jennifer Blake, directrice générale de la SOGC. « Cependant, les femmes ne devraient prendre aucune décision finale d’une telle importance avant d’avoir en main toute l’information à jour et fondée sur des données scientifiques afin de les aider à prendre cette importante décision sur la façon dont naîtra leur bébé. »

  • 25 juin 2018

    Légal, mais pas nécessairement sécuritaire. La SOGC exhorte les Canadiennes à éviter de consommer du cannabis pendant la grossesse et l’allaitement

    La Société des obstétriciens et gynécologues du Canada (SOGC) lançait aujourd’hui une campagne de sensibilisation du public afin d’informer les femmes de 25 à 40 ans des effets néfastes potentiels liés à la consommation de cannabis pendant la grossesse et l’allaitement.

    « L’idée n’est plus purement abstraite. Le 17 octobre, le cannabis sera légal au Canada. C’est donc dire que les producteurs et distributeurs de cannabis le publiciseront auprès du public canadien », observe Dre Blake, directrice générale de la SOGC. « Comme “légal” ne signifie pas “sécuritaire”, il est important que les gens soient au courant des risques pour la santé, en particulier chez les populations vulnérables telles que les femmes enceintes. »

    Des recherches avancent que 70 % des femmes, enceintes ou non, croient que la consommation de cannabis une ou deux fois par semaine pendant la grossesse présente un « risque faible » ou « aucun risque ». Pourtant, le principal ingrédient psychoactif du cannabis, le THC, traverse le placenta et peut s’accumuler dans les tissus foetaux et dans le lait maternel. La façon de consommer le cannabis (vapoté, fumé, mangé, pris sous forme de comprimé ou appliqué sur la peau) n’y change rien.

  • 1 juin 2018

    Avis de convocation de l’assemblée générale annuelle

    AVIS est par les présentes donné que l’assemblée générale annuelle de la Société des obstétriciens et gynécologues du Canada se tiendra lieu :

    le vendredi le 29 juin 2018
    de 7 h à 8 h
    Victoria Conference Centre (Salon A)
    720, rue Douglas, Victoria (C.-B.) V8W 3M7

  • 18 mai 2018

    Appel à l'aide internationale pour porter assistance aux réfugiés rohingyas

    La Société des obstétriciens et gynécologues du Canada (SOGC) s'inquiète profondément de la situation criante de dizaines de milliers de filles et de femmes rohingyas qui ont subi des actes de violence sexuelle aux mains de militaires birmans (Myanmar). Non seulement bon nombre de ces innocentes réfugiées civiles ont été victimes de viols brutaux et de torture sexuelle, mais nombreuses sont celles qui se sont retrouvées enceintes. La SOGC soutient les droits sexuels et reproductifs des femmes, y compris celui de disposer de leur corps comme elles l’entendent. 

    Premièrement, l’utilisation du corps d’une femme comme un instrument de guerre doit être classée comme l’un des crimes de guerre les plus odieux. Les personnes qui commettent ces crimes doivent être traduites en justice. Deuxièmement, les femmes qui se sont retrouvées enceintes des suites d’un acte de guerre doivent avoir accès aux soins de santé des femmes, dont l’interruption de grossesse sécuritaire, aux endroits où ils sont offerts. Troisièmement, les femmes qui poursuivent leur grossesse doivent avoir accès à des soins respectueux et en toute sécurité, lesquels tiennent également compte de leurs traumatismes, là où elles accoucheront, en particulier dans les camps où elles sont logées. 

    Compte tenu du manque d’eau salubre et de nourriture adéquate, en plus de la mousson qui approche, les médecins s'inquiètent du fait que bon nombre d’entre elles mourront. Les bébés qui naîtront seront aussi très sujets à l’abandon puisque les mères survivantes seront aux prises avec l’état de stress post-traumatique (ESPT), les infections transmissibles sexuellement et la dépression à la suite des violences qu'elles ont subies et de leur accouchement traumatisant. 

    À titre d’obstétriciens et gynécologues, nous réprouvons ces crimes contre l’humanité et exhortons le gouvernement canadien à imposer d’urgence des mesures de secours humanitaire international en vue d’apporter un certain soulagement à ces réfugiées et de fournir les soins obstétricaux et gynécologiques qui tiennent compte des traumatismes, tels que nécessaires.  Nous exhortons également les tribunaux internationaux à traduire en justice les personnes responsables de ce génocide. 

    L’acte de mettre enceintes des femmes comme arme de guerre doit être considéré par le monde entier comme un crime contre l’humanité que toute société civilisée ne saura excuser ni oublier.  

  • 20 avril 2018

    La SOGC exhorte les Canadiennes à ne pas consommer de cannabis pendant la grossesse et l’allaitement

    La Société des obstétriciens et gynécologues du Canada (SOGC) lançait aujourd’hui une campagne de sensibilisation du public afin d’informer les personnes qui allaitent ainsi que les personnes enceintes ou en âge de procréer des effets néfastes potentiels liés à la consommation de cannabis pendant la grossesse et l’allaitement.

    « Nous savons que les femmes font de leur mieux avec leurs bébés. Si le cannabis devient un produit qui peut être acheté cet été, il est important que la population, en particulier les personnes vulnérables comme les femmes enceintes, connaisse les risques pour la santé », indique Dre Jennifer Blake, directrice générale de la SOGC.

    Des recherches avancent que 70 % des femmes, enceintes ou non, croient que la consommation de cannabis une ou deux fois par semaine pendant la grossesse présente un « risque faible » ou « aucun risque ». Pourtant, le principal ingrédient psychoactif du cannabis, le THC, traverse le placenta et peut s’accumuler dans les tissus foetaux et dans le lait maternel. La façon de consommer le cannabis (vapoté, fumé, mangé, pris sous forme de comprimé ou appliqué sur la peau) n’y change rien.

  • 27 mars 2018

    OEUVRONS POUR UN SYSTÈME CANADIEN DE SURVEILLANCE AFIN DE RÉDUIRE LA MORTALITÉ ET LA MORBIDITÉ MATERNELLES

    La Société des obstétriciens et gynécologues du Canada (SOGC) organise une séance de travail pancanadienne cette semaine à Toronto afin de remédier aux lacunes du recensement des cas de mortalité maternelle et de morbidité maternelle grave au Canada. L’objectif de cette séance de travail est d’élaborer une stratégie concrète pour mettre en place un système pancanadien d’identification, de mesure et de surveillance. Des experts du Canada et de partout dans le monde seront présents aux côtés de représentants des autorités provinciales et fédérales. 

    Même si à l’échelle planétaire le Canada jouit d’un faible taux de mortalité maternelle, de récentes données indiquent une légère augmentation. Les femmes tombent enceintes de plus en plus tard dans leur vie et pourraient présenter des problèmes de santé préexistants. Nous devons désormais jongler avec des bactéries, tant nouvelles que virulentes, des problèmes de santé mentale, la toxicomanie et la violence interpersonnelle. La définition actuelle de la mortalité et la morbidité maternelles au Canada ne tient pas compte de tous ces genres de cas, et étant donné l’absence d’une stratégie pancanadienne, il est difficile d’effectuer des examens normalisés et de diminuer le nombre de décès évitables.  

    Dans la mesure où les causes de mortalité maternelle sont de plus en plus nombreuses, il est essentiel de pousser notre réflexion lorsque de tels cas surviennent. Le risque de décès n’est pas seulement plus élevé chez les femmes durant la grossesse et les six semaines post-partum.  À l’international, de nombreux territoires et organismes de surveillance, y compris l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), ont élargi leur définition de la mortalité et la morbidité maternelles pour inclure la santé mentale, la violence et les accidents comme des exemples de cas qui ont des conséquences néfastes sur le bien-être d’une femme au cours de la première année post-partum.  

    « Les comités d’examen de cas de décès maternel et leur portée varie grandement entre les provinces et les territoires canadiens, et nous n'indiquons pas systématiquement sur les certificats de décès si une femme en âge de procréer avait été enceinte dans la dernière année », affirme Dre Jennifer Blake, directrice générale de la SOGC. « Au-delà de la communication de données, nous avons besoin d’un processus pancanadien normalisé pour faire l’examen des cas de mortalité maternelle. Ce processus nous aidera à prendre des mesures concrètes afin de rendre la grossesse encore plus sécuritaire. Nous avons la chance d’avoir d’excellents programmes de sécurité maternelle partout au pays, comme AMPROOB et GESTA, mais il est grand temps de mettre en place cette prochaine pièce du filet de sécurité. »

    Le Canada est à la traîne par rapport aux pays les plus avancés comme le Royaume-Uni, l’Australie et la Nouvelle-Zélande, qui ont de solides systèmes de surveillance et d’examen de cas et qui agissent sur les recommandations. Les États-Unis, qui ont aussi remarqué une augmentation du taux de mortalité maternelle, ont pris d’importantes mesures pour améliorer les lacunes et les difficultés de la surveillance des données en matière de mortalité et morbidité maternelles. Les programmes qui connaissent un succès s'appuient sur des partenariats efficaces entre les agences gouvernementales, les établissements de santé, les organismes de professionnels et les chefs de file du domaine, les professionnels de la santé ainsi que les femmes enceintes et leurs familles.

    « La réunion des principaux décideurs canadiens dans la même pièce est une première étape importante pour arriver à notre objectif d’offrir les meilleurs soins possible à toutes les femmes enceintes et à leurs enfants, d’un océan à l’autre, dans les collectivités rurales comme les urbaines », ajoute Dre Jocelynn Cook, directrice scientifique de la SOGC.  « Au Canada, un urgent besoin se fait sentir pour que les fournisseurs de soins de santé comprennent les causes sous-jacentes d’un décès et des cas de mortalité maternelle évitable. Le Canada peut faire mieux. »

     

  • 20 mars 2018

    La SOGC félicite Dr Hussam Azzam d’avoir remporté le Prix de réalisations régionales pour la région du centre

    La SOGC félicite les gagnants des Prix de réalisations régionales pour les régions du centre et de l’Ouest pour 2018. Les prix ont été remis le 15 mars à Banff en Alberta lors de la FMC de l’Ouest et du centre.

    Le Prix de réalisations régionales pour la région du centre a été décerné à Dr Hussam Azzam, un membre actif depuis belle lurette auprès de la SOGC. Récemment, Dr Hussam Azzam est devenu le nouveau directeur médical du Queen Elizabeth Hospital à l’Île-du-Prince-Édouard après avoir passé 20 ans dans les postes de leader médical, éducateur, obstétricien et gynécologue dans le Nord du Manitoba. Auparavant, il a occupé les postes de médecin-chef et de directeur général des programmes médicaux à l’Hôpital Saint-Boniface.

    Au cours de sa carrière, Dr Azzam a consacré tous ses efforts aux soins de qualité axés sur les patients et la famille, à l’enseignement et à l’apprentissage tout au long de la vie. Ses collègues le reconnaissent comme un agent de changement, c’est-à-dire un leader qui nourrit une culture d’excellence clinique grâce à la collaboration, qui prêche par l’exemple et qui fait la promotion de l’innovation.

    Sam siège à l’heure actuelle à titre de coprésident du comité de pratique clinique – obstétrique de la SOGC et il fournit des conseils qui améliorent la productivité et la qualité.

    Félicitations, Sam.

  • 20 mars 2018

    La SOGC félicite Dr Gerald Marquette, lauréat du Prix de réalisations régionales pour la région de l’Ouest

    Le lauréat du Prix de réalisations régionales pour la région de l’Ouest est Dr Gerald Marquette. Il a voué sa vie à l’amélioration de la santé des femmes et de leurs bébés par l’entremise du travail en milieu clinique, de l’enseignement, du leadership et de la défense des droits. Il a commencé sa carrière à Montréal après avoir reçu son diplôme de l’Université de Montréal en 1975. Il a poursuivi sa carrière à Vancouver pendant les 16 années suivantes.

    Depuis 2010, Dr Marquette est le directeur médical des services maternels du B. C. Women’s Hospital. Dr Marquette est aussi à l’avant-garde des services de télésanté au Québec et en Colombie-Britannique. Il est depuis bien des années un expert médical en services périnataux en Colombie-Britannique. Il a aussi coordonné et formé les équipes de transport des mères et de leurs nourrissons, il a travaillé sur les directives sur les soins cliniques et il a joué le rôle de président du comité provincial sur la mortalité maternelle.

    À titre de leader administratif, Gerald a occupé le poste de chef du département d’obstétrique au B. C. Women’s Hospital ainsi qu’à l’Hôpital Sainte-Justine, puis il a été le directeur des services périnataux à Montréal. Dr Marquette siège depuis longtemps au comité de médecine fœto-maternelle de la SOGC et il est coauteur d’un certain nombre de directives cliniques. Il est aussi un membre actif au sein de nombreux comités de l’Association des obstétriciens et des gynécologues du Québec et du Collège royal des médecins et chirurgiens du Canada.

    Félicitations, Gerald.

  • 19 mars 2018

    Changements importants apportés à la directive canadienne Immunisation pendant la grossesse

    La Société des obstétriciens et gynécologues du Canada a mis à jour sa directive clinique Immunisation pendant la grossesse et recommande aux femmes enceintes de prendre le vaccin inactivé contre la grippe saisonnière (influenza) ainsi que celui contre la diphtérie et le tétanos combiné au vaccin acellulaire contre la coqueluche (dcaT) pendant la grossesse.

    « Les femmes sont exposées à un risque accru d’hospitalisation et de graves complications liées à l’influenza, dont la mort, pendant la grossesse », indique Dre Jennifer Blake, directrice générale de la SOGC. « La coqueluche est une infection transmissible des voies respiratoires qui tue environ 300 000 nourrissons chaque année dans le monde, et la plupart d’entre eux ont moins de deux mois. Il est sécuritaire d’inoculer le vaccin dcaT et celui contre la grippe saisonnière aux femmes pendant la grossesse. Ils protègent les mères et leurs foetus avant que ces derniers ne viennent au monde, ainsi que pendant les premiers mois de vie, moment où ces nourrissons sont le plus susceptibles de contracter une maladie grave ou de mourir. »

    La directive clinique exhorte aussi les fournisseurs de soins de santé à examiner en profondeur l’immunisation générale des patientes afin de déceler d’autres zones de risques potentielles pendant la grossesse. Dans certains cas, ils devraient offrir aux mères les vaccins antiméningococcique, antipneumococcique et contre l’hépatite B et l’hépatite A pour le bien-être de celles-ci si elles sont exposées à ces maladies ou qu’elles présentent des facteurs de risques particuliers.

    Les nouvelles recommandations suggèrent également qu’il ne faut plus conseiller aux femmes qui ont reçu un vaccin vivant ou un vaccin vivant atténué par inadvertance pendant la grossesse de mettre un terme à la grossesse. Même si en général ces vaccins sont contre-indiqués pendant la grossesse, il n’y a à ce jour aucune donnée probante qui prouve quelque dommage que ce soit, alors les mères peuvent se rassurer; ces vaccins ne porteront pas atteinte à leur bébé. Ils sont aussi sécuritaires et acceptables pour les mères qui allaitent.

    « Nous croyons que ces mesures supplémentaires fondées sur la recherche et l’arrivée de nouveaux vaccins devraient rassurer beaucoup les femmes enceintes sur le fait qu’elles font de leur mieux pour aider leur enfant à éviter ces maladies infantiles courantes quoique graves », ajoute Dre Blake.

  • 15 mars 2018

    MISE À JOUR - Recommandations de la SOGC : Acétate d’ulipristal

    Mise à jour - le 15 mars 2018: Santé Canada évaluera un nouveau risque possible pour la sécurité lié à Fibristal (acétate d'ulipristal), un médicament servant de traitement contre les fibromes

    La surveillance post-commercialisation de l’acétate d’ulipristal (Fibristal [Esmya en Europe]) a révélé un petit nombre de cas d’hépatotoxicité. Dans quatre cas, elle s’est soldée par une insuffisance hépatique et une transplantation du foie; dans un cas, par des complications graves pendant l’intervention chirurgicale, lesquelles ont mené au décès.

    En réponse à cette situation, le comité consultatif pour l’évaluation des risques en matière de pharmacovigilance de l’Agence européenne des médicaments a amorcé un examen rigoureux, dont les conclusions devraient être publiées d’ici un à trois mois.  

    À l’heure actuelle, le comité n’a pas encore déterminé s’il y a un lien causal entre l’acétate d’ulipristal et l’hépatotoxicité. Dans les essais cliniques aux stades antérieurs, rien ne laissait entrevoir des effets nocifs pour le foie, et il n’y a aucun mécanisme de blessure connu. Entre-temps, l’Agence recommande certaines mesures de précaution (en anglais seulement). Les mesures sont recommandées en guise de précautions temporaires jusqu’à ce que l’Agence ait terminé son examen. L’Agence considère qu’actuellement, les bienfaits l’emportent sur les risques d’utiliser ce médicament. Santé Canada examine également les cas rapportés et fournira des directives.

    Au Canada, une modification a été apportée à la monographie du produit afin d’aviser les patientes et les professionnels de la santé de la possibilité d’atteinte hépatique, un effet indésirable rare mais grave.

    La SOGC propose les recommandations suivantes :

    • Le risque potentiel d’atteinte hépatique devrait être abordé avec les patientes qui prennent de l’acétate d’ulipristal. 
    • L’examen des fonctions hépatiques chez les patientes qui prennent de l’acétate d’ulipristal, lorsque possible, constitue une précaution raisonnable. 
    • La décision d’amorcer le traitement chez une nouvelle patiente ne devrait pas être prise avant qu’il y ait eu une discussion éclairée entre la patiente et son fournisseur de soins. 

    La SOGC reconnaît que l’acétate d’ulipristal est une importante solution non chirurgicale de substitution pour les femmes qui souffrent de fibromes et que les interventions chirurgicales qui seraient autrement nécessaires comportent leurs propres risques.  

    La SOGC espère que la mise en place de mesures pour détecter une possible hépatotoxicité à un stade précoce préviendra les risques encore plus graves. La SOGC attend avec impatience la publication d’autres directives de Santé Canada et de l’Agence européenne des médicaments.

     

  • 8 mars 2018

    Avis MedEffect de Santé Canada : Pilule anticonceptionnelle Alysena 21 et 28

    MISE À JOUR : Comprimés ébréchés dans d'autres emballages de pilules anticonceptionnelles Alysena 21 et Alysena 28 : http://canadiensensante.gc.ca/recall-alert-rappel-avis/hc-sc/2018/66158a-fra.php

    Voici un extrait de l'avis :

    « Santé Canada avise les Canadiennes qu’Apotex Inc. procède au rappel volontaire d’un lot de pilules anticonceptionnelles Alysena 28 (lot LF10133A) après avoir reçu des plaintes concernant des comprimés roses ébréchés dans des emballages scellés.

    Alysena 28 est un médicament d’ordonnance utilisé pour prévenir les grossesses. L’emballage contient 21 comprimés « actifs » roses et sept comprimés « inactifs » blancs. Les comprimés actifs ébréchés peuvent contenir moins d’ingrédients médicamenteux actifs et donc réduire l’efficacité d’Alysena pour la prévention des grossesses. »

    Vous pouvez consulter l'avis MedEffect complet à l'adresse suivante : 

    http://canadiensensante.gc.ca/recall-alert-rappel-avis/hc-sc/2018/65960a-fra.php

  • 28 février 2018

    Budget de 2018 : accent sur l'égalité des sexes - bonne nouvelle pour les femmes

    La Société des obstétriciens et gynécologues du Canada (SOGC) exprime son soutien en faveur du budget de 2018 et sa vision sur les femmes, la science et la recherche, les Autochtones et les changements éventuels au régime d’assurance-médicaments du Canada. La SOGC est une référence en matière de santé reproductive des femmes; elle a pour mission de faire la promotion de l’excellence de la pratique en obstétrique et en gynécologie, grâce à son leadership, à la défense des intérêts des femmes, à la collaboration et à l’éducation.

    Il était encourageant pour la SOGC de constater que le budget de 2018 comprend des plans visant à promouvoir l’égalité des sexes à l’échelle mondiale qui comporteront les éléments suivants : des programmes de santé qui intègrent la santé et les droits sexuels et reproductifs de manière exhaustive; le renforcement du pouvoir des femmes et des jeunes filles; le soutien aux organismes locaux de défense des droits des femmes et pour éliminer les obstacles; l'accroissement de la participation économique des femmes; finalement, l'augmentation de l'aide envers les femmes et les jeunes filles réfugiées vulnérables.  

    La science et la recherche constituent des domaines d’intérêt majeur pour la SOGC et celle-ci souhaite souligner la décision du gouvernement de leur accorder un financement record. Les sciences physiques et de la vie, les sciences sociales et la santé s’en trouveront toutes enrichies grâce à cette occasion, et les chercheurs disposeront d’équipement de pointe pour aller de l'avant. Les grandes banques de données pourront faire partie de ces outils grâce au financement de l’élaboration d’une stratégie pour l’infrastructure de recherche numérique et des équipements pour permettre aux chercheurs de découvrir des innovations. Les investissements dans les chaires de recherche du Canada viseront à faire augmenter le nombre de femmes nommées aux postes.

    La SOGC appuie fermement les objectifs du gouvernement visant l’amélioration de la qualité de vie des populations autochtones. Des programmes et des services de santé seront élaborés et offerts par les membres des Premières nations, des fonds seront mobilisés pour lutter contre l’incidence élevée de la tuberculose et pour construire un nouvel hôpital à la baie James. Les mesures sur la garde d'enfants et l'accès aux possibilités de perfectionnement des compétences permettront aux femmes autochtones d’avoir un accès égal aux occasions d’emploi; les Premières nations seront soutenues dans l’élaboration de leurs propres lois sur les biens immobiliers matrimoniaux, et les femmes et les enfants vivant dans les réserves auront accès à une protection juridique contre la violence familiale. 

    Le budget comprend plusieurs autres aspects importants, notamment des mesures pour lutter contre la crise des opioïdes et sensibiliser le public aux risques de la consommation de cannabis.
     
    La SOGC se réjouit de savoir que les discussions sur un programme d'assurance-médicaments sont entamées et invite le gouvernement à consulter les organismes de soins de santé et les médecins pour la suite.  Trop peu de femmes bénéficient d’une couverture de soins de santé adéquate et un programme national d'assurance-médicaments permettrait à toutes les femmes d’accéder plus facilement à des traitements.

  • 26 février 2018

    Les ITS gagnent du terrain partout au Canada : Les tests de dépistage, partie intégrante d’une sexualité sans risque

    Les infections transmissibles sexuellement (ITS) ne sont pas le meilleur sujet pour briser la glace lors d’un premier rendez-vous ou d’une histoire d’un soir; tout de même, si vous avez une vie sexuelle active, vous devriez passer des tests de dépistage régulièrement, comme le propose une nouvelle campagne de sensibilisation.

    « En raison de la mésinformation, les ITS sont stigmatisées, même si elles sont très courantes et qu’elles peuvent être prises en charge et traitées », indique Dre Jennifer Blake, directrice générale de la SOGC. « L’incidence de la gonorrhée et de la chlamydia a augmenté de 50 à 70 % au cours des 15 dernières années, la plupart du temps chez les jeunes de moins de 25 ans. Il est possible de faire diminuer ces taux considérablement. »

    La campagne canadienne, « dit OUI, dit TEST », vogue sur le succès de la campagne des États-Unis Yes Means Test, parrainée par l’American Sexual Health Association.

    Les ITS sont le plus souvent transmises lors de rapports sexuels oraux, vaginaux ou anaux non protégés. Bien souvent, une personne infectée ne présente aucun signe ou symptôme évident; elle ne sait peut-être même pas qu’elle est infectée.

  • 9 février 2018

    Une voie forte pour la santé des femmes

    La Société des obstétriciens et gynécologues du Canada (SOGC) et l'Association des académiciens professionels en obstétrique-gynécologie du Canada (APOG) sont fières d'annoncer la fusion des deux organismes qui a eu lieu le 1er janvier 2018. Cette alliance rassemble environ 4 000 professionels de la santé qui sont à l'heure actuelle soit membres de la SOGC, soit membres des facultés d'obstétrique-gynécologie des écoles de médecine au pays.

    « Nous avons la ferme conviction que, ensemble, nous formerons une voix forte pour faire progresser les travaux vers nos objectifs et nos buts communs d’amélioration de la santé des femmes et de leurs familles au Canada », précise Dr Michael Bow, le président du conseil d’administration de la SOGC. « Grâce au soutien accru des facultés, nous pourrons améliorer le transfert de connaissances entre la genèse des idées et les applications pratiques dans les milieux cliniques et sociaux. »

  • 31 janvier 2018

    Nouvelle directive clinique : Congélation d’ovules pour pallier le déclin de la fertilité lié à l’âge

    La Société des obstétriciens et gynécologues du Canada (SOGC) a publié aujourd’hui une directive clinique Congélation d’ovules pour pallier le déclin de la fertilité lié à l’âge. Cette directive présente une revue exhaustive de la littérature sur la congélation d’ovules pour des raisons sociales et formule des recommandations fondées sur des données probantes à l’intention des cliniques de fertilité canadiennes offrant ce service.
     
    Au cours des 40 dernières années, les pays industrialisés ont vu l’âge de procréation augmenter. Au Canada, la moitié des femmes qui donnent naissance sont maintenant âgées de 30 ans ou plus et l’âge moyen auquel les femmes ont leur premier enfant est passé de 23,7 en 1970 à 28,5 en 2011. « Même si souvent, le fait de repousser l’âge d’une première grossesse est présenté comme un choix, pour bien des femmes il ne s’agit pas d’un choix volontaire, mais plutôt du résultat de circonstances de vie sur lesquelles elles ont peu de contrôle », affirme Dre Jennifer Blake, directrice générale de la SOGC.
     
    « Toutefois, le risque d’infertilité augmente avec l’âge; de 20 à 24 ans, il est approximativement de 6 %, puis il passe à 16 % chez les femmes de 30 à 34 ans, avant de bondir à 64 % chez celles de 40 et 44 ans. Par conséquent, de plus en plus de femmes se renseignent auprès des cliniques de fertilité afin de gérer le déclin de la fertilité causé par l’âge ou encore d’accroître leurs chances de concevoir dans l’avenir. »

    Les options possibles comprennent souvent la tentative de conception plus jeune, l’insémination avec recours au sperme d’un donneur, le recours au don d’ovules ou d’embryons, ou encore la congélation d’ovules pour des raisons sociales (congeler ses propres ovules afin de garder ses possibilités de procréation ouvertes et de se prémunir contre le déclin de la fertilité causé par l’âge). 
     
    Relativement peu de Canadiennes ont congelé des ovules pour des raisons sociales, et elles sont encore moins nombreuses à en avoir utilisé; en effet, selon la plus grande série publiée à ce sujet à ce jour, le pourcentage d’utilisation ne serait que d’environ 10 %. Il faudra encore des années, voire des décennies avant que la plupart des cliniques disposent de données fiables, représentatives et liées à l’âge.

    D’ici là, la SOGC et la Société canadienne de fertilité et d’andrologie (SCFA) ont formulé un ensemble de recommandations à l’intention des cliniques de fertilité canadiennes offrant la congélation d’ovules pour des raisons sociales.

  • 24 janvier 2018

    Un site qui répond aux questions : TesRègles.ca. #TesRèglesSansTexcuser.

    La Société des obstétriciens et gynécologues du Canada (SOGC) a annoncé aujourd’hui le lancement d’un nouveau site Web d’éducation du public. Ce site aborde le cycle menstruel de la puberté à la ménopause. TesRègles.ca a été créé par des experts canadiens afin d’explorer de nombreux sujets, notamment un aperçu de ce qui est normal, les problèmes associés aux saignements abondants et les symptômes à surveiller qui pourraient indiquer la présence de l’endométriose ou de fibromes.

    « TesRègles.ca encourage les femmes à parler de leurs menstruations et à poser des questions sur cette fonction corporelle tout à fait naturelle, mais ô combien “taboue”! Nous croyons qu’il est grand temps de sortir nos règles du placard et de les reconnaître comme un aspect normal de la vie d’une femme », indique Dre Jennifer Blake, directrice générale de la SOGC.

    La SOGC lance également une campagne de sensibilisation du public sur les médias sociaux, au centre de laquelle figure un mot-clic pour le moins catégorique : #TesRèglesSansTexcuser. Les femmes ne devraient plus se sentir obligées de cacher leurs tampons en attendant à la caisse au supermarché; elles ne devraient pas non plus baisser le regard devant le caissier et, si elles n’ont pas envie d’avoir des rapports sexuels pendant leurs règles, elles devraient répondre : « Je n’ai pas à m’excuser. »

    « Nous avons conçu ce site Web pour aider les médecins, les enseignantes et enseignants, les parents et les femmes de tous âges », ajoute Dre Blake.

  • 19 janvier 2018

    Déclaration de la SOGC sur l’innocuité et l’efficacité de doxylamine-pyridoxine (Diclectin)

    La SOGC a pris connaissance d’un débat suscité par une récente publication du Dr Nav Persaud au sujet de l’innocuité et de l’efficacité du Diclectin. Le comité clinique de la SOGC a été chargé de passer en revue cette récente étude, mais la plupart des préoccupations soulevées concernent des données auxquelles la SOGC n’a pas accès. La SOGC espère que Santé Canada ou la Food and Drug Administration (FDA) des États-Unis répondra à ces préoccupations.

    Pour l’instant, la SOGC est rassurée par le fait qu’aucun risque pour la sécurité n’est ressorti des analyses approfondies du Dr Persaud et de Santé Canada. La SOGC n’a pas changé ses recommandations sur la prise en charge de la nausée et des vomissements durant la grossesse.

  • 20 décembre 2017

    Clarification entourant la façon de prescrire les TSEC d’œstrogènes conjugués et le bazédoxifène Duavive

    La SOGC a été mise au courant de questions entourant la façon de prescrire les TSEC (complexes œstrogéniques sélectifs tissulaires) d’œstrogènes conjugués et le bazédoxifène Duavive. Le bazédoxifène assure la protection endométriale. Les TSEC ne nécessitent pas la prescription de progestatif pour assurer la protection endométriale; de même, on ne devrait pas prescrire de progestatif ni de progestérone à une femme qui prend du Duavive.

  • 13 décembre 2017

    La SOGC félicite la lauréate du Prix de réalisations régionales pour l'Ontario, Dre Elaine Jolly

    La SOGC est heureuse d’annoncer que Dre Elaine Jolly est la lauréate du Prix des réalisations régionales pour l’Ontario en raison de ses nombreuses années de service et de bénévolat. Le prix lui a été remis à l’occasion de la FMC de l’Ontario, plus tôt au début du mois.

    Dre Jolly est professeure à l’Université d’Ottawa. Elle a obtenu son diplôme de médecine à l’Université Queen’s à Kingston, en Ontario, et a fait ses études postdoctorales à Denver, Ottawa et Halifax. À Ottawa, elle a mis sur pied le premier programme sur l’endocrinologie de la reproduction et le traitement de l’infertilité, ouvrant ainsi la porte aux sciences de pointe pour les couples sans enfants de l’est de l’Ontario.

    Elle a été une chef de file dans la communauté et une partisane dévouée à la santé des femmes, notamment en fondant le premier service clinique de gynécologie de l’enfant et de l’adolescente au Centre hospitalier pour enfants de l’est de l’Ontario, ainsi qu’en établissant un service de contraception et de planification familiale à l’Hôpital d’Ottawa. Elle a aussi été l’un des piliers du premier programme périnatal pour les grossesses à risque élevé dans l’est de l’Ontario. En 1986, elle a lancé le premier projet sur la santé des femmes d’âge mûr en Ontario et a donné aux femmes ménopausées l’accès à une gamme complète de services essentiels dans un cadre multidisciplinaire.

    Dre Jolly est une formatrice bien connue qui adopte des positions avant-gardistes dans son domaine, de sorte qu’elle est souvent citée et interrogée par les médias. En tant que formatrice, elle a été reconnue par l’Université d’Ottawa qui lui a remis le Prix d’excellence de la Faculté. Elle a donné plus de 450 présentations scientifiques à ses pairs et à des médecins de tous les niveaux.

    Elle mène un programme actif de recherche clinique axé sur les problèmes liés à la ménopause, l’hormonothérapie, l’ostéoporose ainsi que les saignements et fibromes utérins. De plus, elle promeut activement le rôle primordial des soins infirmiers aux patients et appuie fortement la recherche en sciences infirmières sur la santé des femmes.

    En tant que médecin exemplaire, autorité canadienne reconnue en matière de santé des femmes d’âge mûr et militante de la formation médicale à tous les niveaux, Dre Jolly s’est fermement engagée envers les femmes canadiennes et leurs médecins à promouvoir la santé et la prévention des maladies.

    Dre Jolly a été nommée Officière de l’Ordre du Canada en 1999, en reconnaissance du travail qu’elle accomplit pour la santé des femmes. En 2000, elle a reçu le prix sur la santé reproductive de la Fédération des femmes médecins du Canada.

    En 2001, elle a fondé le Conseil ontarien des services de santé pour les femmes, un groupe de femmes qui agissent à titre de personnalités influentes dans la communauté et qui ont joué un rôle décisif dans la sensibilisation en amassant des fonds et en exerçant une pression intense pour promouvoir la santé des femmes. Ces efforts ont porté fruit et donné naissance à un projet conjoint avec le ministère de la Santé et des Soins de longue durée de l’Ontario pour la création d’un centre de santé pour les femmes au campus Riverside de l’Hôpital d’Ottawa.

    En 2003, la North American Menopause Society a remis à Dre Jolly un prix d’excellence pour l’éducation des patients en matière de santé afin de souligner sa contribution considérable à l’amélioration de la qualité de vie des femmes ménopausées. En janvier 2005, le centre de santé des femmes Shirley E. Greenberg a officiellement été ouvert sur le site Riverside de l’Hôpital d’Ottawa. Dre Jolly est la fondatrice et la directrice médicale de cet unique centre intégré de santé des femmes.

    Dre Jolly représente les meilleurs et les plus dévoués de notre profession. 

    Félicitations, Elaine.

  • 7 décembre 2017

    La réponse de Santé Canada aux préoccupations de la SOGC au sujet de l’approbation d’un « Diclectin » générique

    La SOGC a récemment écrit à Santé Canada pour lui faire part de ses préoccupations au sujet de l’approbation récente d’un « Diclectin » générique (doxylamine-pyridoxine).

    En réponse à la lettre de la SOGC, Santé Canada a affirmé maintenir sa position quant à l’innocuité du produit générique. Santé Canada a également indiqué qu’il continue de surveiller l’innocuité du mannitol et celle de tous les produits de santé, y compris ceux indiqués pour une utilisation chez les femmes enceintes.

    En tant qu’organisme qui promeut la sécurité des patientes en plus de la recherche fondée sur des données probantes, la SOGC croit que l’évaluation spécifique à la grossesse s’inscrit dans un cadre de pratiques exemplaires. La SOGC a tout de même accepté l’assurance que Santé Canada lui a offerte.

  • 1 décembre 2017

    Avis de sécurité MedEffet - contraceptifs oraux Alesse 21 et 28 mg

    Santé Canada a émis un avis de sécurité MedEffet le 1er décembre 2017 pour alerter les consommatrices d’un défaut de fabrication de certains contraceptifs oraux Alesse 21 et 28 mg dont les comprimés sont endommagés. 
     
    La SOGC recommande fortement à toutes les femmes qui utilisent la pilule d’inspecter leurs comprimés contraceptifs et de retourner tout produit défectueux à la pharmacie.
     
    Si vous croyez avoir consommé un comprimé contraceptif endommagé, celui-ci pourrait présenter un faible risque d’être moins efficace que prévu, ce qui pourrait entraîner une grossesse imprévue. Toutefois, si vous croyez avoir consommé de façon consécutive deux comprimés contraceptifs endommagés ou plus, la SOGC recommande que vous utilisiez des mesures contraceptives supplémentaires, comme le condom, jusqu’à votre prochaine menstruation ou que vous obteniez des renseignements auprès de votre pharmacien ou pharmacienne au sujet de la contraception d’urgence, mieux connue sous le nom « pilule du lendemain ». 

    Vous pouvez consulter l’avis de sécurité MedEffet complet à l’adresse suivante :
     
    http://canadiensensante.gc.ca/recall-alert-rappel-avis/hc-sc/2017/65306a-fra.php

    De plus amples renseignements pour aider les professionnels de la santé à conseiller leurs patients qui utilisent Alesse : 

    http://canadiensensante.gc.ca/recall-alert-rappel-avis/hc-sc/2017/65368a-fra.php
     
    Veuillez consulter votre fournisseur de soins de santé si vous avez des questions supplémentaires ou des inquiétudes.
     
    La SOGC continue de croire en l’efficacité d’Alesse, et des autres contraceptifs oraux, comme méthode de contraception.

  • 8 novembre 2017

    La SOGC demande un système pancanadien de surveillance pour réduire la mortalité maternelle

    La Société des obstétriciens et gynécologues du Canada (SOGC) demande la création d’un système pancanadien de surveillance afin de suivre avec exactitude l’incidence de morbidité grave et de mortalité maternelles au Canada. Un article de synthèse, publié dans le numéro de ce mois-ci du Journal d’obstétrique et gynécologie du Canada (JOGC), indique qu’il est difficile d’établir des cibles et de mettre sur pied des programmes, des politiques, des priorités et des interventions qui pourraient sauver des vies lorsque l’on recueille des données mal calculées ou sous-déclarées.

    « Même si le Canada affiche le taux de mortalité maternelle le plus bas des pays de l’Amérique du Nord, nous savons que les données ne tiennent pas compte de nombreuses causes non obstétricales ni des accidents évités de justesse », explique Dre Jocelynn Cook, directrice scientifique en chef de la SOGC. « Nous croyons aussi que les définitions de l’OMS sur la mortalité et la morbidité maternelles doivent être prolongées au-delà de 42 jours après la fin de la grossesse en plus d’inclure d’autres causes relatives à la santé mentale, à la toxicomanie, à la violence et aux accidents. »

  • 7 novembre 2017

    Mise à jour de Santé Canada : Mifegymiso - Révision de la monographie de produit et du plan de gestion des risques

    La SOGC accueille favorablement l'avis de Santé Canada publié aujourd’hui, qui clarifie la réglementation entourant la prescription et la distribution de la pilule abortive Mifegymiso. La « Révision de la monographie de produit et du plan de gestion des risques » est accessible ici.

    Le Mifegymiso a été approuvé au Canada en janvier 2017. Il s’agit d’une combinaison de deux médicaments, soit le mifépristone et le misoprostol, qui sert à effectuer l’interruption médicale en début de grossesse en toute sécurité. La pilule Mifegymiso constitue une solution de rechange à l’intervention chirurgicale pour les femmes, en particulier pour celles qui n’ont pas accès à des services d’avortement médical dans leur région. La SOGC croit que l’annonce d’aujourd’hui permettra d’améliorer l’accès au médicament pour les femmes d’un océan à l’autre.

    La SOGC encourage fortement ses membres à prendre connaissance des changements importants par rapport à ce médicament et à envisager de devenir médecin prescripteur le cas échéant. Bien que Santé Canada n’exige plus que les fournisseurs de soins de santé suivent la formation en ligne de la SOGC avant de pouvoir prescrire ou distribuer le médicament, la SOGC recommande fortement que l’on suive le cours, car celui-ci offre une précieuse vue d’ensemble de sa directive clinique, accessible à l’adresse http://www.jogc.com/article/S1701-2163(16)39086-7/abstract, qui encadre l’utilisation sécuritaire du médicament.

    Voici certains des autres changements apportés : 

    1. MIFEGYMISO est maintenant indiqué pour l’interruption médicale d’une grossesse intra-utérine d’âge gestationnel d’un maximum de neuf semaines (63 jours), calculé à partir du premier jour de la dernière période menstruelle. L’indication précédente était pour une utilisation jusqu’à un maximum de sept semaines (49 jours), calculé à partir du premier jour de la dernière période menstruelle.
    2. Il n’est plus nécessaire que les professionnels de la santé s’enregistrent auprès de Celopharma afin de prescrire ou distribuer MIFEGYMISO.
    3. Le programme de formation n’est pas obligatoire. Toutefois, MIFEGYMISO devrait être prescrit par des professionnels de la santé ayant des connaissances médicales préalables adéquates sur l’avortement médical et l’utilisation de MIFEGYMISO ou qui ont terminé un programme de formation sur MIFEGYMISO.
    4. Le programme de formation est maintenant disponible pour tous les professionnels de la santé.
    5. MIFEGYMISO peut maintenant être administré directement aux patientes par un pharmacien ou un professionnel de la santé prescripteur. Comme il a toujours été le cas, les patientes devraient prendre le médicament tel qu’indiqué par leur professionnel de la santé, que ce soit dans un établissement de santé ou à la maison.
    6. Avant de prescrire MIFEGYMISO, les professionnels de la santé doivent :
    • S’assurer d’avoir des connaissances adéquates sur l’utilisation des médicaments pour prescrire MIFEGYMISO;
    • Discuter avec les patientes du consentement éclairé et leur fournir les Renseignements pour les patients sur les médicaments actuels et une Carte d’information de la patiente complétée;
    • Exclure une grossesse extra-utérine et confirmer l’âge gestationnel par échographie;
    • Informer les patientes des effets et des risques de MIFEGYMISO, incluant les saignements, les infections et les avortements incomplets;
    • S’assurer que les patientes ont accès à des services médicaux d’urgence dans les 14 jours suivant l’administration de mifépristone;
    • Planifier un suivi médical 7 à 14 jours après que les patientes prennent la mifépristone afin de confirmer l’interruption complète de la grossesse et de surveiller les effets indésirables.
    • Le mifépristone est approuvé dans plus de 60 pays partout sur la planète, y compris au Canada; ce médicament a fait la preuve de son innocuité et de son efficacité comme moyen d’interruption des grossesses imprévues.

    Le mifépristone est approuvé dans plus de 60 pays partout sur la planète, y compris au Canada; ce médicament a fait la preuve de son innocuité et de son efficacité comme moyen d’interruption des grossesses imprévues.

  • 1 novembre 2017

    Nouvelle directive clinique de la SOGC sur les interventions de treillis transvaginales visant le prolapsus des organes pelviens

    La Société des obstétriciens et gynécologues du Canada (SOGC) a publié la directive clinique, Interventions de treillis transvaginales visant le prolapsus des organes pelviens, laquelle examine les risques et les bienfaits de ce genre de réparations et constitue une mise à jour des premières recommandations émises en 2011. 

    La nouvelle directive clinique indique que le recours aux interventions de treillis transvaginales est toujours important en urogynécologie dans des cas particuliers, car elles peuvent améliorer les issues sur le plan anatomique, surtout chez les femmes dont le prolapsus est récurrent et chez celles qui présentent des facteurs de risque d’échec de la réparation faite à partir de tissus naturels. Toutefois, comme les interventions de treillis transvaginales peuvent aussi être associées à une augmentation du risque de réopération, d’exposition du treillis et de douleur, les cliniciens doivent peser les avantages et les inconvénients d’y avoir recours et conseiller en détail leurs patientes avant l’intervention.

    Le prolapsus des organes pelviens est un trouble commun qui touche jusqu’à 50 % des femmes de tous âges. Le prolapsus survient lorsqu’un organe pelvien, comme la vessie, chute de sa position normale pour exercer une pression sur la paroi vaginale. Les muscles qui maintiennent ces organes en place se sont affaiblis ou étirés, généralement en raison de l’accouchement, d’un traumatisme vaginal ou d’antécédents familiaux. De nombreuses femmes qui éprouvent de légers symptômes peuvent améliorer leur état par exemple en évitant de soulever de lourdes charges ou en faisant des exercices de Kegel. D’autres pourraient avoir besoin d’une intervention chirurgicale. 

  • 31 octobre 2017

    Publication d’une nouvelle directive clinique sur l’hirsutisme

    La Société des obstétriciens et gynécologues du Canada (SOGC) a publié aujourd’hui sa plus récente directive clinique, Hirsutisme : évaluation et Traitement, dans le Journal d’obstétrique et gynécologie du Canada

    L’hirsutisme se manifeste par l’apparition d’une pilosité excessive sur le corps de la femme dans les endroits généralement associés à la pousse de poils chez les hommes. Il s’agit d’un trouble endocrinien qui touche de 5 à 10 % des femmes en âge de procréer. Ce trouble apparaît souvent sans qu’on en connaisse la raison; toutefois, il apparaît également chez les femmes atteintes du syndrome des ovaires polykystiques (SOPK). La prise de stéroïdes ou de certains médicaments et, plus rarement, la présence d’une tumeur qui sécrète des androgènes peuvent également être en cause. 

    « L’hirsutisme peut avoir des effets dévastateurs sur le bien-être moral d’une femme. Nous sommes heureux d’annoncer que des renseignements à jour sur ce trouble ont été compilés pour aider les cliniciens à diagnostiquer et à traiter ce trouble et pour éviter aux patientes de vivre un malaise émotionnel à long terme », explique Dre Jennifer Blake, directrice générale de la SOGC.

  • 18 octobre 2017

    La SOGC félicite la lauréate du Prix de réalisations régionales pour le Québec, la Dre Suzanne Roberge

    La SOGC est heureuse d’annoncer que Dre Suzanne Roberge est la lauréate du Prix de réalisations régionales pour le Québec en raison de ses nombreuses années de service et de bénévolat. Le prix a été remis plus tôt ce mois-ci, lors de la FMC du Québec.

    Dre Roberge a reçu son diplôme de l’Université de Montréal en obstétrique et gynécologie en 1995 et pratique comme obstétricienne-gynécologue au CISSS de la Côte-Nord (Baie-Comeau) depuis les 22 dernières années. Bien que ses activités cliniques portent sur les grossesses à risque élevé, l’échographie, la gynécologie générale (soins urogynécologiques de base) et la colposcopie, elle a manifestement toujours eu de la difficulté à dire « non » aux projets louables qu’on lui propose tant au Canada qu’ailleurs sur la planète.

    Dre Roberge est membre de la Société canadienne des colposcopistes (SCC), de l’American Society of Colposcopists and Cervical Pathology (ASCCP) et de l’American Association of Gynecologic Laparoscopists (AAGL). Elle s’implique aussi activement dans les comités GESTA International et le programme de santé mondiale de la SOGC.

    À titre de bénévole pour la SOGC, Dre Roberge a également participé à plusieurs expéditions pour GESTA International au Burkina Faso, en Éthiopie, à Haïti, au Mali et plus récemment en République démocratique du Congo. Dans le projet au Mali, elle a aussi participé à l’ébauche de directives cliniques et soutient la mise en œuvre des suivis postformation du PGI et des activités d’évaluation dans le projet en République démocratique du Congo. Dre Roberge est membre et bénévole pour le Réseau canadien pour la chirurgie internationale. Elle est instructrice pour les cours PIRST et sur l’obstétrique opératoire structurée et elle a enseigné en Tanzanie et en Ouganda.
     
    Dre Roberge est également une solide leader plus près de chez elle; elle consacre ses temps libres à travailler en maison de soins palliatifs, à donner des conférences aux étudiants d’écoles locales et à participer à l’organisation et aux collectes de fonds pour La Journée Terry Fox, bref tout endroit ou toute cause qui selon elle a besoin d’un coup de main.
     
    Dre Roberge représente les meilleurs et les plus dévoués de notre profession. 
     
    Félicitations, Suzanne!

  • 12 octobre 2017

    La nutrition, c’est compliqué. La SOGC lance un nouveau site Web pour la simplifier.

    La Société des obstétriciens et gynécologues du Canada (SOGC) se réjouit d’annoncer le lancement de son tout nouveau site Web, NutritionAuFéminin.ca, afin d’aider les femmes de tous âges et de tous les milieux à faire des choix nutritionnels éclairés. Dans la foulée du nouveau site Web s’inscrit le lancement d’une campagne de sensibilisation humoristique sur les médias sociaux afin de faire lumière sur les choix sains et ceux qu’il est préférable d’éviter.

    « De nombreux problèmes médicaux peuvent être évités en adoptant une saine alimentation et un mode de vie sain. Lorsqu’il est question de leur santé, les femmes sont plus susceptibles de faire confiance aux recommandations des professionnels de la santé », affirme la Dre Jennifer Blake, Directrice générale de la SOGC. « Nous avons adapté un grand corpus de renseignements sur la nutrition rassemblés par des diététistes ainsi que des chercheurs et des experts en santé des femmes afin de donner des conseils sur la nutrition aux patientes tout au long de leur vie. Le nouveau site Web rend ces renseignements accessibles et faciles à comprendre, en plus de donner des conseils pour mettre en pratique les recommandations. »

    Les nutriments sont la pierre angulaire de la santé à long terme. Par exemple, environ le tiers de tous les cancers pourraient être évités en mangeant sainement, en adoptant un mode de vie actif et en maintenant un poids santé. Il vous est possible, en tant que femmes, de façonner à l’avance la santé de vos enfants et de vos petits-enfants par les gestes que vous posez avant et durant la grossesse, ainsi qu’avec vos enfants, amis et familles par les choix que vous faites tant à table qu’à l’épicerie. Lorsqu’il est question des aliments à consommer, les options sont innombrables; parmi celles-ci, certaines sont saines et d’autres non, de sorte que vous pouvez vous sentir dépassées quant aux choix qui répondent à vos besoins, surtout lorsque ceux-ci évoluent constamment. 

    Consulter le communiqué aux médias

  • 6 octobre 2017

    Feue Dre Emily Stowe intronisée au Temple de la renommée médicale canadienne

    La SOGC est ravie d’annoncer que feue Dre Emily Stowe a été intronisée au Temple de la renommée médicale canadienne (TRMC). Dre Stowe a été la toute première femme médecin canadienne et accoucheuse (médecin formée en accouchement). Elle a reçu son diplôme du New York Medical College for Women en 1867 avant d’établir sa pratique à Toronto la même année. Le lancement de la carrière de Dre Stowe a eu lieu il y a 150 ans et il s’inscrit dans les festivités du 150e anniversaire du Canada.

    Les lauréats du Temple de la renommée médicale canadienne sont des personnes dont les travaux en médecine et en sciences de la santé ont mené à d’extraordinaires améliorations pour la santé humaine. En cette occasion particulière, nous soulignons le travail de Dre Stowe qui a amélioré les soins offerts aux femmes au Canada. Ses travaux reflètent exactement la vision de 2020 de la SOGC qui se décline comme suit : la qualité des soins, l’éducation, la défense des intérêts et le renforcement. 

    Nous souhaitons remercier tout particulièrement Carine Trazo, ancienne stagiaire d’été de la SOGC qui détient une majeure en histoire. Elle occupe désormais le poste de coordonnatrice, Communautés de pratique, auprès de la Society of Gynecologic Oncology of Canada (GOC), et elle a été la première personne à suggérer que la SOGC dépose la candidature de Dre Stowe aux fins de reconnaissance.

  • 20 septembre 2017

    Mise à jour - Directives les plus récentes sur le virus Zika et les femmes enceintes

    Le virus Zika est transmis par un moustique et cause des symptômes bénins, en général. Ce virus est cependant associé à la microcéphalie chez le nourrisson, lorsque la mère le contracte pendant la grossesse.

    Nous incitons les femmes enceintes et celles qui envisagent de le devenir à prendre des précautions contre les piqûres de moustiques, si elles ne peuvent pas reporter leur voyage dans les zones d’endémicité.

    L’Agence de la santé publique du Canada (l'ASPC) indique que les femmes enceintes ou celles qui prévoient de le devenir devraient éviter de voyager dans le sud de la Floride et dans les pays où sévit le virus Zika transmis par les moustiques. De plus, l’ASPC continue de surveiller la propagation du virus Zika et elle a préparé des renseignements contextuels utiles à l’intention des fournisseurs de soins de santé pour les aider à dépister la maladie et à la soigner.

    Veuillez consulter les liens ci-dessous vers les directives les plus récentes sur le virus Zika. L’information transmise dans le présent article sera mise à jour dès que de nouveaux renseignements sur l’évolution des données probantes et l’émergence d’un consensus deviendront disponibles.

    Lignes directrices canadiennes sur le virus Zika :

    De plus amples ressources canadiennes :

    Déclaration commune des obstétriciens-gynécologues d’Amérique du Nord :

    Ressources supplémentaires :

  • 20 septembre 2017

    Prise en charge de la consommation de drogues au cours de la grossesse, nouvelle directive clinique pour les professionnels de la santé

    La Société des obstétriciens et gynécologues du Canada (SOGC) publie aujourd’hui une directive clinique révolutionnaire pour sensibiliser les professionnels de la santé à la façon de prendre en charge la consommation de drogues de leurs patientes pendant la grossesse. Même si les risques pour la santé du foetus sont bien connus, au moins 11 % des Canadiennes avouent fumer ou boire de l’alcool pendant la grossesse et 1 à 2 % admettent consommer des opioïdes et du cannabis.

    « Ces situations peuvent être très difficiles », explique la directrice scientifique de la SOGC, Dre Jocelynn Cook. « La réduction efficace des dommages exige de montrer aux professionnels comment employer des stratégies de soutien dépourvues de jugement qui varient grandement selon le type de dépendance. Ultimement, les soins, y compris la prise en charge médicale des symptômes de sevrage, permettront à la mère et au bébé de jouir de meilleurs résultats quant à leur santé ».

  • 1 septembre 2017

    Une nouvelle directive clinique outille les fournisseurs de soins de maternité pour le dépistage et les tests prénataux

    La Société des obstétriciens et gynécologues du Canada (SOGC) et le Collège canadien de généticiens médicaux (CCGM) ont publié une nouvelle directive clinique qui recommande d’offrir à toutes les femmes enceintes au Canada, et ce, peu importe leur âge, l’option de passer une échographie pendant le premier trimestre et un test de dépistage prénatal pour détecter les aneuploïdies les plus courantes chez le foetus (p. ex., le syndrome de Down) et d’autres anomalies congénitales majeures.

    Le contexte du dépistage et du diagnostic prénataux a considérablement évolué au cours des dix dernières années avec les avancées rapides des nouvelles technologies, particulièrement à l’arrivée du test de dépistage prénatal non effractif (DPNE), lequel se fonde sur l’ADN en circulation dans le sang maternel, ainsi que de l’analyse chromosomique du liquide amniotique à l’aide de puces à ADN.

    La directive clinique : Mise à jour sur le dépistage prénatal de l'aneuploïdie foetale, des anomalies foetales et des issues défavorables de la grossesse renseigne les fournisseurs de soins de maternité sur l’influence qu’ils peuvent avoir sur la consultation, le dépistage et le diagnostic prénataux. Elle vient remplacer trois directives existantes et en mettre à jour deux autres, ce qui en fait le document le plus exhaustif sur le sujet au Canada à ce jour.

    « Les patientes qui choisissent de recourir au dépistage ne se voient plus forcées de se tourner d’emblée vers des interventions effractives telles que l’amniocentèse et pourront choisir des options moins risquées afin de détecter des anomalies structurales plus tôt dans leur grossesse », explique madame Blake (M.D.), directrice générale de la SOGC. « Le dépistage précoce peut également aider à déterminer la date de naissance prévue ou la présence de jumeaux. Cependant, ces nouveaux outils font en sorte qu’il est nécessaire que les fournisseurs de soins de maternité conseillent leurs patientes plus tôt à propos des risques, des avantages et des différents types de tests possibles, sans oublier leur droit de refuser de passer des tests avant le dépistage, en plus du risque d’obtenir des résultats faux positifs. »

  • 23 août 2017

    Réponse à de récentes questions au sujet des effets du dispositif intra-utérin au lévonorgestrel sur l’humeur

    La SOGC approuve cette lettre rédigée par Dr Jocelyn Bérubé et Dre Édith Guilbert, clarifiant de récentes questions au sujet des effets du dispositif intra-utérin au lévonorgestrel sur l’humeur. Cette lettre a été publiée à l’origine sur le site Web de Dr Jocelyn Bérubé, en réponse à un article publié dans Le Journal de Montréal en juin 2017 (http://www.journaldemontreal.com/actualite/societe/mirena). 


    Un article parlant d'une omerta sur les effets secondaires, en particulier ceux liés à l'humeur, du stérilet Miréna a été publié récemment et a inquiété plusieurs femmes.

    Voici quelques données pour vous informer:

    - La monographie canadienne du produit (Mirena) rapporte la fréquence des effets secondaires retrouvés lors des études menant à l'approbation du produit. On y cite une fréquence de 1% à moins de 10 % pour les troubles d'ordre psychiatrique, soit dépression, baisse de la libido et nervosité.

    - Quelques études ont été publiées concernant le risque possible de dépression sous Mirena; en voici les conclusions:
    + JAMA Psychiatry 2016 September : 2387: Légère augmentation du risque de dépression chez les utilisatrices de Mirena, en particulier à l'adolescence. Étude comportant de nombreux biais méthodologiques. (Niveau II)
    +Arch Gynecol Obstet. 2014 Sep;290(3):507-11: les scores de qualité de vie ont augmenté tandis que ceux relatifs à la dépression n'ont pas changé après 6 mois d'utilisation du Mirena. (Niveau II)
    Contraception. 2012 Nov;86(5):470-80: aucune association n'a été retrouvée entre l'utilisation du Miréna, sa durée d'utilisation et l'augmentation du score de dépression selon l'échelle Beck. (Niveau II)
    + Hum Reprod. 2011 Nov;26(11):3085-93: l'utilisation du Miréna semble être associé avec un effet favorable quant à la santé mentale. (Niveau II)
    J Sex Med. 2012 Apr;9(4):1065-73: aucune différence dans la fonction sexuelle ou les symptômes dépressifs entre les utilisatrices de stérilet au cuivre et celle de Miréna. (Niveau II)
    Int J Behav Med. 2007;14(2):70-5: l'utilisation du Miréna comparativement à l'hystérectomie chez les femmes ayant des ménorragies est associée à plus de symptômes dépressifs. (Niveau I)
    JAMA. 2004 Mar 24;291(12):1456-63: l'utilisation du Miréna comparativement à l'hystérectomie chez les femmes ayant des ménorragies ne modifie pas les éléments de qualité de vie et le bien-être psycho-social. (Niveau I)

    Je crois que l'on peut dire de cette courte revue scientifique que le risque de problème de santé mentale spécifiquement lié au stérilet Miréna semble difficile à prouver. Par contre, il n'est pas exclu que certaines femmes soient particulièrement sensibles à la progestérone (Lévonorgestrel du Mirena) et que les symptômes augmentent chez elle ayant une certaine tendance dépressive ou anxieuse. 

    Il est important que les médecins qui prescrivent le stérilet Mirena avisent leurs patientes des effets secondaires possibles, y compris ceux concernant l'humeur. Par contre, en aucun cas, une histoire de dépression ou une dépression actuelle est une contre-indication à l'utilisation de ce stérilet. Chez ces patientes, il pourra être prudent d'assurer un suivi de leurs effets secondaires et s'assurer qu'une humeur dépressive ne s'exacerbe pas. 

    Il est important de toujours mettre en perspective les effets secondaires avec les effets bénéfiques d'une méthode contraceptive. Le stérilet Mirena est la méthode contraceptive réversible la plus efficace sur le marché (ne pas oublier les effets dévastateurs d'une grossesse non planifiée) et réduit de 75% à 80% l'abondance menstruelle (ne pas oublier non plus les effets dévastateurs des ménorragies).

    J'espère que ces informations seront utiles.

    Jocelyn Bérubé et Édith Guilbert

  • 16 août 2017

    Message du président de la SOGC sur la proposition de réforme fiscale

    Le président de la SOGC, le Dr Michael R. Bow, sollicite le soutien des membres dans le but de faire pression sur le gouvernement du Canada afin qu'il réexamine la proposition de réforme fiscale qui vise les sociétés privées.

    « À titre de président, j’ai écrit au nom de la SOGC une lettre au ministre des Finances, l’honorable William Morneau. Cette lettre exprime les préoccupations des plus de 3 600 professionnels de la santé membres de la SOGC quant à la proposition de réforme fiscale canadienne pour les sociétés privées et fait valoir que nous sommes non seulement inquiets pour nous-mêmes, mais également pour les millions de propriétaires et exploitants de petites entreprises indépendantes partout au Canada qui seront touchés par les changements proposés.

    Je vous invite à lire la lettre envoyée au ministre Morneau et vous encourage à communiquer avec votre député et le représentant de votre province ou territoire par écrit, par téléphone ou en personne afin de leur faire part de la façon dont les changements proposés nuiront à vous et à votre pratique. Grâce à nos efforts passés, nous savons que les voix réunies de chaque médecin qui parle directement à un politicien local peuvent faire toute la différence. »

    La SOGC et ses membres se joignent à de nombreux autres organismes qui font part de leurs préoccupations au gouvernement. Nous sollicitons votre aide dans le but de faire pression sur le gouvernement du Canada afin qu’il réexamine cette importante question. Cliquez ici pour ajouter votre nom à la pétition lancée par la Fédération des femmes médecins du Canada (en anglais); cliquez ici pour créer votre version personnalisée de la lettre de l’AMC. 

  • 26 juin 2017

    Une nouvelle directive clinique de la SOGC présente des traitements simples pour soulager diverses douleurs menstruelles

    La Société des obstétriciens et gynécologues du Canada (SOGC) a publié une nouvelle directive clinique pour guider les médecins dans le traitement de la dysménorrhée primaire, un trouble menstruel commun causant de la douleur et qui touche des millions de femmes partout dans le monde.

    La dysménorrhée primaire se caractérise par de la douleur qui survient avant ou pendant la menstruation sans présence d’une maladie sous-jacente comme l’endométriose. Bien que ce trouble soit une importante cause d’absentéisme au travail, à l’école et dans d’autres activités, il demeure souvent non traité chez les femmes, peu importe leur âge. Nombreuses sont les femmes qui croient normale la douleur associée à leurs menstruations; même si celle-ci est intense et incapacitante, elles ne cherchent pas à consulter un médecin.

    La directive clinique de consensus sur la dysménorrhée primaire publiée en ligne sur le site Web du Journal d’obstétrique et gynécologie du Canada (JOGC) à l’adresse www.jogc.com, présente aux médecins des traitements simples, efficaces et facilement accessibles. Cette directive clinique constitue une révision et une mise à jour de la première directive publiée en décembre 2005.

  • 23 juin 2017

    Assermentation du nouveau président de la SOGC, M. Michael Bow

    La Société des obstétriciens et gynécologues du Canada (SOGC) est heureuse d’annoncer la nomination du Dr Michael Bow qui devient le 74e président de la SOGC. Dr Bow occupe à l’heure actuelle le poste de professeur clinicien en obstétrique et gynécologie à l’Université de l’Alberta. De plus, il exerce depuis les 25 dernières années à l’Hôpital communautaire des Soeurs grises à Edmonton à titre d’obstétricien-gynécologue général.

    Dr Bow occupera la fonction de président à compter du mois de juin 2017 jusqu’en juin 2018.

    « J’ai très hâte de travailler avec le conseil d’administration, les membres et le personnel de la SOGC pour améliorer la prestation efficace et en toute sécurité des soins de santé génésique et sexuelle des femmes au Canada », disait Dr Bow lors de la Conférence clinique et scientifique annuelle à Ottawa, en Ontario.

  • 22 juin 2017

    Une politique langagière respectueuse de tous les genres : la SOGC prône l’inclusion des personnes LGBTQ+

    La Société des obstétriciens et gynécologues du Canada (SOGC) s’engage à rédiger une politique langagière respectueuse de tous les genres pour promouvoir le respect des personnes LGBTQ+ dans la pratique des soins de santé ainsi que dans la recherche. Cette initiative est une réaction à la publication d’une étude récente qui révèle que 43,9 % des personnes transgenres en Ontario déclarent avoir des besoins inassouvis en soins de santé au cours de la dernière année en raison en partie d’expériences négatives avec des fournisseurs de soins de santé et du manque d’accès aux services associés à la transition.

    « Le démantèlement des obstacles entre les praticiens en soins de santé et les personnes transgenres commence par la sensibilisation culturelle. La SOGC rédige à l’heure actuelle une politique langagière respectueuse de tous les genres pour combler des lacunes entre les fournisseurs de soins de santé et les membres de la communauté LGBTQ+ qui veulent avoir accès à des services d’affirmation et de soins de santé sensibles à leur situation. »

  • 21 juin 2017

    Prix d’excellence journalistique en santé des femmes de la SOGC-FCSF

    La Fondation canadienne de la santé des femmes (FCSF) et la Société des obstétriciens et gynécologues du Canada (SOGC) sont fières d’annoncer les lauréats du Prix d’excellence journalistique en santé des femmes. Ces prix récompensent les journalistes, dans les catégories de la presse écrite et des médias audiovisuels, qui ont rendu un grand service à la santé publique. La remise des prix a eu lieu ce soir lors du gala de la FCSF organisé en marge de la Conférence clinique et scientifique annuelle de la SOGC qui se tient du 20 au 23 juin à Ottawa.

    La lauréate du prix dans la catégorie des médias écrits est Lauren Vogel du Journal de l’Association médicale canadienne (JAMC) pour son article de fond en deux parties :...