Nouvelles à la SOGC

Op-ed : La ménopause et la culture de l’ignorance

Si quelqu’un disait à une femme en ménopause que les bouffées de chaleur qu’elle ressent ne se passent que dans sa tête, il y aurait, sans l’ombre d’un doute, une mobilisation massive pour dénoncer une désinformation de la sorte.

Pourtant, personne ne s’est encore indigné d’un récent article de la CBC laissant entendre que l’« atrophie vaginale » est en grande partie un outil marketing des géants de l’industrie pharmaceutique au lieu d’un état physiologique douloureux dont les femmes souffrent.

Seuls 20 % des Canadiennes ont la chance de se considérer comme asymptomatiques pendant la ménopause. Néanmoins, jusqu’à 80 % des Canadiennes disent souffrir d’au moins un des symptômes de la ménopause notamment les sautes d’humeur, l’irritabilité, le sommeil entrecoupé, les bouffées de chaleur ou la sécheresse vaginale.

Bien qu’environ la moitié des femmes de plus de 50 ans éprouvent à divers degrés un inconfort physique causé par cet éventail de symptômes, nous n’en parlons toujours pas. Pourtant, de multiples sondages indiquent que des femmes évitent les moments d’intimité, à partir de la ménopause, car elles craignent que les relations sexuelles soient douloureuses.

En tant que référence en matière de santé des femmes, la Société des obstétriciens et gynécologues du Canada (SOGC) croit qu’il est grand temps que les femmes cessent de souffrir en silence. La ménopause est une étape naturelle du processus de vieillissement qui non seulement se répercute sur la plupart des femmes qui la vivent, mais touche aussi de façon marquée leurs partenaires. Il est important, pour améliorer leur qualité de vie, de mettre fin à la culture de l’ignorance qui entoure la ménopause et de remettre les pendules à l’heure.

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