Nouvelles à la SOGC

Nouvelle directive clinique de la SOGC sur les interventions de treillis transvaginales visant le prolapsus des organes pelviens

La Société des obstétriciens et gynécologues du Canada (SOGC) a publié la directive clinique, Interventions de treillis transvaginales visant le prolapsus des organes pelviens, laquelle examine les risques et les bienfaits de ce genre de réparations et constitue une mise à jour des premières recommandations émises en 2011. 

La nouvelle directive clinique indique que le recours aux interventions de treillis transvaginales est toujours important en urogynécologie dans des cas particuliers, car elles peuvent améliorer les issues sur le plan anatomique, surtout chez les femmes dont le prolapsus est récurrent et chez celles qui présentent des facteurs de risque d’échec de la réparation faite à partir de tissus naturels. Toutefois, comme les interventions de treillis transvaginales peuvent aussi être associées à une augmentation du risque de réopération, d’exposition du treillis et de douleur, les cliniciens doivent peser les avantages et les inconvénients d’y avoir recours et conseiller en détail leurs patientes avant l’intervention.

Le prolapsus des organes pelviens est un trouble commun qui touche jusqu’à 50 % des femmes de tous âges. Le prolapsus survient lorsqu’un organe pelvien, comme la vessie, chute de sa position normale pour exercer une pression sur la paroi vaginale. Les muscles qui maintiennent ces organes en place se sont affaiblis ou étirés, généralement en raison de l’accouchement, d’un traumatisme vaginal ou d’antécédents familiaux. De nombreuses femmes qui éprouvent de légers symptômes peuvent améliorer leur état par exemple en évitant de soulever de lourdes charges ou en faisant des exercices de Kegel. D’autres pourraient avoir besoin d’une intervention chirurgicale.