Brochures d'éducation publique

La SOGC offre les dépliants d’éducation publique suivants à l’intention des patientes, des cliniques et des établissement de soins de santé. Ce matériel a été revu et approuvé par des spécialistes en la matière de la SOGC.

Dépistage par test de Pap

Qu’est-ce qu’un test de Pap?

Il s’agit d’un test simple qui peut aider à prévenir le cancer du col utérin. On l’appelle parfois frottis de Pap. Le test de Pap détecte les changements cellulaires sur le col utérin qui, en l’absence de traitement pendant plusieurs années, pourraient éventuellement se transformer en cancer du col utérin. Lorsque des changements au niveau des cellules du col utérin sont détectés tôt, ils peuvent souvent être traités efficacement avant de devenir dangereux. Des tests de Pap subis régulièrement peuvent permettre de réduire les décès attribuables au cancer du col utérin dans une proportion de 70 %. Votre fournisseur de soins de santé vous demandera de vous étendre sur une table d’examen. Il ou elle insérera un spéculum dans votre vagin, qui peut être froid et légèrement inconfortable, mais qui n’est pas douloureux. Celui-ci permettra à votre fournisseur de soins d’observer votre col utérin. Au moyen d’un outil mince qui dispose parfois d’une petite brosse ou d’une tige de coton à une extrémité, il prélèvera certaines cellules de votre col utérin et enverra l’échantillon au laboratoire aux fins d’analyse. Un test de

Pap ne prend que quelques minutes à effectuer.

Le laboratoire peut mettre quelques semaines à analyser les cellules. Souvent, lorsque les résultats sont normaux, ils ne vous seront pas communiqués.

Comment puis-je subir un test de Pap?

Vous pouvez subir un test de Pap auprès de votre professionnel de la santé, comme un médecin de famille, une sage-femme, une infirmière praticienne ou un gynécologue.

À quelle fréquence devrais-je subir un test de Pap?

Dans le passé, les directives cliniques nationales recommandaient de commencer à subir des tests de Pap dans les trois ans suivant les premières relations sexuelles ou dès l’âge de 21 ans. Vous devriez subir un test de Pap annuellement, jusqu’à ce que deux tests de Pap de suite aient donné des résultats normaux, puis aux trois ans par la suite. Vous devriez continuer à vous soumettre à des tests de Pap jusqu’à au moins 70 ans. Chaque province et territoire au Canada a son propre protocole régissant la fréquence de la tenue d’un test de Pap. Vérifiez les lignes directrices de votre province ou territoire ici. Même si vous êtes vaccinée contre le virus du papillome humain (VPH), qui est la cause principale de bon nombre de cancer du col utérin, il est important de subir régulièrement des tests de Pap.

Quelle est la différence entre des résultats normaux et des résultats anormaux?

Parfois, les résultats du test de Pap sont insatisfaisants, par exemple lorsque le nombre de cellules prélevées sur le col utérin est insuffisant. Dans ce cas, on vous informera que vous devrez subir à nouveau le test de Pap de façon à ce que les résultats soient analysés précisément. Si votre résultats du test de Pap est satisfaisant, vous obtiendrez soit un résultat normal, soit un résultat anormal. Un résultat normal au test de Pap signifie qu’aucune cellule anormale n’a été détectée et vous devriez continuer de subir des tests de Pap régulièrement. Tous les ans, près de 400 000 Canadiennes reçoivent des résultats anormaux au test de Pap. Ce qui veut dire que des cellules anormales peuvent se trouver sur le col utérin et qu’un dépistage plus approfondi permettra d’en apprendre davantage sur ces cellules. Les résultats anormaux sont entraînés par plusieurs causes potentielles. Vous pourriez présenter une inflammation des cellules du col utérin en raison d’une infection (comme une infection aux levures ou une infection transmissibles sexuellement). Si vous présentez des anomalies de bas grade qui laissent présager ces causes, vous aurez probablement besoin de subir un autre test de Pap dans les six mois suivants, intervalle au cours duquel une infection potentielle a le temps de se résorber. La plupart des cellules anormales sur le col détectées par test de Pap se résorberont sans aucun traitement. Les cellules anormales peuvent également être un signe précurseur du cancer, ou le cancer en tant que tel. Toutefois, il est fort peu probable que vous présentiez un cancer : les tests de Pap sont effectués pour détecter des changements précancéreux qui peuvent être traités avant que le cancer ne se développe. Un cancer peut prendre un certain nombre d’années pour se développer après des résultats anormaux au test de Pap. Si vous présentez des cellules anormales qui pourraient être reliées au cancer, on vous orientera vers une clinique de colposcopie pour d’autres évaluations et traitement.

Dépistage plus poussé

Pour examiner le col utérin de plus près après un résultat anormal au test de Pap, vous pourriez devoir passer une colposcopie. Votre fournisseur de soins de santé, habituellement un gynécologue ou un colposcopiste (spécialiste des voies génitales basses), utilisera une solution spéciale sur le col qui blanchit les cellules anormales. Il ou elle utilisera alors un colposcope pour observer le col utérin. Il s’agit d’un instrument spécial qui éclaire votre col et en grossit l’image. Votre fournisseur de soins de santé pourrait prélever un échantillon de tissu de votre col utérin pour faire d’autres tests en laboratoire. La sensation ressentie au cours d’une colposcopie n’est pas tellement différente de celle ressentie au cours d’un test de Pap, bien que certaines femmes puissent ressentir des crampes et saigner un peu par la suite. Votre fournisseur de soins de santé recommandera un traitement pour détruire les cellules anormales, selon les résultats de la colposcopie et des tests de laboratoire.

Comment peut-on traiter les cellules anormales?

Si le dépistage indique que vous présentez certains changements sur votre col qui pourraient entraîner un cancer, votre médecin pourrait recommander une cryochirurgie, qui détruit les cellules en les gelant, une chirurgie au laser, qui détruit les cellules en les brûlant ou les pulvérisant ou la technique LEEP (excision électrochirurgicale des lésions) qui élimine les cellules au moyen d’une anse métallique. Il est rare que les femmes puissent avoir à subir le traitement préconisé plus d’une fois, mais il n’est pas toujours possible de détruire toutes les cellules affectées la première fois. Vous pourriez nécessiter des tests de Pap plus fréquemment à la suite du traitement afin de vérifier si celui-ci a été efficace et s’il y a d’autres changements dans votre col utérin.

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